Au lendemain des
incidents survenus au domicile du leader de l’Union des forces démocratiques de
Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, l’opposition réunie jeudi 20 juin à
Conakry a décidé de se retirer du dialogue politique.
Réunie jeudi 20
juin à Conakry, l'opposition guinéenne a décidé de se retirer du dialogue
politique après les heurts survenus la veille au domicile de Cello Dalein
Diallo. Retour a la case départ?
« Nous avons
décidé de suspendre notre participation pour protester contre l’agression dont
a été victime l’ancien Premier ministre Diallo », a déclaré Aboubacar Sylla, le
porte-parole du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la
transition, précisant que l’opposition ne reviendrait qu’une fois que la
sécurité de ses membres sera garantie. « Diallo est notre porte-drapeau. Il a
été candidat au second tour de l’élection présidentielle de 2010. S’il n’est
pas ménagé, personne ne l’est », a poursuivi Sylla. Les violences ont éclaté en
marge de la convocation au tribunal de l'opposant Cellou Dalein Diallo,
initialement accusé de « diffamation » par Malick Sankon, membre du parti au
pouvoir et responsable gouvernemental. Lors de cette brève audience, le leader
de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) s'y est vu signifier par
la justice le retrait de la plainte de ce proche du président guinéen Alpha
Condé.
Les violences
ont éclaté, mercredi, chez Cellou Dalein Diallo alors que ses partisans
l'accompagnaient au tribunal de Dixinn pour répondre à des accusations de «
diffamation ». L’opposition assure que 17 de ses partisans ont été blessés. Le
leader de l’UFDG avait alors déclaré qu’il se retirerait du dialogue politique
si ses agresseurs n'étaient pas identifiés et punis.
Ces incidents
interviennent alors que le dialogue avait été relancé, ces dernières semaines,
sous l’égide représentant du Secrétaire général de l'Onu en Afrique de l'Ouest,
Saïd Djinnit.
Les
législatives, maintes fois repoussées, sont attendues depuis 2011 en Guinée.
Mardi, un membre de la Commission électorale indépendante (Ceni) a déclaré
qu’il était « techniquement impossible » d’organiser ces élections le 30 juin,
date initialement fixée par décret présidentiel mais contestée par
l’opposition.
(Avec J.A)

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