jeudi 12 décembre 2013

Les populations font obstacle le projet KT 150 de la CSS

la compagnie sucrière sénégalaise-Dagana


La Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) produit 90 mille tonnes de sucre par an. Ce qui est loin des 150 mille tonnes nécessaires pour couvrir les besoins du marché sénégalais.  Pour combler le gap de 60 tonnes, elle a mis en place le projet KT 150 qui demande 4000 ha de terre supplémentaires. Mais certaines populations s’y opposent.   

  
 Selon Oumar Dia, sous préfet de Mbane, la compagnie sucrière avait, en 2011, introduit une demande auprès de la délégation spéciale pour l’obtention de 4 mille hectares. A cette époque, il y a eu quelques problèmes car une frange de la population s’est opposée à ce projet. Composés essentiellement d’éleveurs, les opposants à ce projet ont dénoncé les conséquences néfastes que cela aurait sur le pâturage car il n’y aurait plus assez de terres pour pratiquer l’élevage extensif.
 Cette année, voulant atteindre ses objectifs et être en phase avec son plan d’investissement, la Css a demandé à la délégation spéciale, composée de trois membres, 300 ha pour faire cette extension.
‘’Les populations sur le site ont donné leur accord, car ils ont trouvé le projet satisfaisant ‘’, informe Oumar Dia. Selon ses propos, la Css a proposé la construction d’une école, d’une case de santé, d’aménager une vingtaine d’hectares au profit des femmes, de clôturer les cimetières et d’accorder la priorité d’embauche à tous les ressortissants de la zone.
Pour Oumar Dia  ’c’est un projet porteur dans la mesure où il va naturellement créer des emplois, ce qui correspond à la politique de l’Etat. C’est un investissement  de 80 milliards (…) Il est préférable que l’investisseur prenne langue directement avec la population. Mais aujourd’hui nous ne pouvons pas avoir l’unanimité car il y a des gens qui s’y opposent ‘’.
Par contre, les populations disent préférer la mort que de céder leurs terres. Elles émettent des doutes sur la volonté de la CSS de tenir ses promesses. Les éleveurs, eux, refusent de s’éloigner des zones propices à la nourriture de leur  bétail. Certains craignent leur déguerpissement sans être dédommagés.
Selon les propos d’Oumar Dia, l’Etat n’a jamais privilégié le forcing et que la concertation continue pour que ces parties puissent s’accorder sur la réalisation du projet KT 150.

Accès à la terre : La première bataille à gagner pour les femmes

Des femmes dans les champs



L’accès des femmes à la terre demeure un problème crucial dans le monde rural. Et pourtant, elles restent l’un des maillons essentiels de la production agricole. 

Dans le monde rural, accéder à la terre est une véritable gageure pour les femmes. C’est notamment le cas à Gaya, une communauté rurale située dans le département Dagana et qui regorge une forte potentialité agricole. Alors que, dans cette zone, ces femmes sont la pièce maîtresse des activités agricoles. En effet, grâce à une volonté sans commune mesure et un dynamisme à revendre, elles parviennent à assurer la sécurité alimentaire du ménage ou de la famille. Du maraîchage à la riziculture, ces femmes de la communauté rurale de Gaya, démontrent tout un savoir-faire pour mettre en valeur la terre. Pourtant, c’est difficilement qu’elles parviennent à disposer d’un lopin de terre pour exercer leurs activités.  ’Elles s’en sortent difficilement car croulant sous le poids de la dette contractée pour louer les terres », souligne Mariama Sow, conseillère municipale et femme leader. Selon elle, le mètre carré de terre est loué entre 750 Fcfa et 1500 Fcfa.
 Les causes de cet accès ‘’difficile’’ des femmes rurales à la terre sont nombreuses. Elles sont liées à la fois à des considérations d’ordre traditionnel, culturel et voire même cultuel. La plus part du temps, les femmes ayant des terres sont dans les  communautés rurales de Bokhol et  Ndiarème mais ne sont pas instruites. Ce qui fait qu’elles manquent de techniques appropriées pour les exploiter.  De même leur absence dans les différentes instances de décision constitue un autre facteur bloquant. A Gaya, en général, les terres ne sont pas attribuées aux femmes pour « des raisons taboues » affirme Mariama Sow.
Pour changer cette donne et faciliter l’accès  des femmes à la terre, des ONG et particulièrement le Réseau Africain pour le Développement Intégré(RADI) ont  sensibilisé les femmes de Fanaye sur la gestion et l’acquisition des terres. Elles  ont fait savoir aux femmes leurs droits. Ce qui a donné des résultats positifs.
 ‘’Grâce au RADI et à ses partenaires, des parcelles ont été octroyés à certaines femmes ainsi que des fonds d’aide et des aménagements pour qu’elles réussissent ’’  explique Awa Ladianne, animatrice du RADI.
A Gaya, les femmes ont bénéficié des financements de la Caisse Nationale du  Crédit Agricole du Sénégal (CNCA) et des mutuelles. Mais elles manquent d’unités de transformation. Elles produisent 25 tonnes  voir 30 tonnes à l’hectare. Après la commercialisation, elles gagnent beaucoup d’argent. Aujourd’hui, leur plus grand souhait est qu’elles puissent avoir facilement accès aux terres comme les hommes.

mardi 10 décembre 2013

Pr Aboulaye Dièye, expert en questions foncières: "Le phénomène de l’accaparement des terres un phénomène nouveau"

Aboulaye Dièye, expert en questions foncières
Dans le domaine foncier, il y a énormément de conflits. Des conflits récurrents entre paysans et agriculteurs mais depuis un certain temps entre les indigènes et les étrangers. C’est au niveau de la législation qu’il faudrait voir les causes de ces conflits récurrents qui créent des drames. 
Entretien avec le Pr Aboulaye Dièye, expert en questions foncières


Dans le domaine foncier, au Sénégal, on parle fréquemment d’ « accaparement de terres», quelles explications pouvez-vous donner à ce terme?
C’est un phénomène nouveau. C’est quelque chose dont on n’entendait pas parler avant 2007-2008. C’ est du à des phénomènes. Les entreprises étrangères ont cru bon de venir dans des pays où il y a beaucoup de terres, beaucoup de soleil et dont la législation n’était pas très sécurisante, pour chercher des enclaves en terre pour régler leur problème à savoir la sécurité alimentaire. Lorsqu’il y a eu la crise énergétique, ces pays ont cru bon de développer les énergies renouvelables. Donc ils ont pensé au bio carburant. Et pour avoir le bio carburant il faut d’abord cultiver donc il faut de la terre. Eux ils n’ont plus de surface cultivable.  Toute de suite ils ont pensé à l’Afrique, aux pays du  tiers monde. Et dans ces pays la législation foncière laisse indesirée.ils ont investi énormément d’argent pour avoir des superficies extrêmement importantes de terres pour satisfaire leur besoin.
Pendant la crise alimentaire, il leur faillait développer des cultures vivrières. Ces aliments sont pour leur propre consommation, pour être retournés chez eux. Quand ils viennent quelque part, c’est généralement des terres qui sont cultivés. S’ils utilisent leur argent pour avoir ces terres cela se traduit par une insécurité foncière surtout pour les exploitations familiales, pour les petits paysans qui n’ont pas les moyens et qui sont très poreux à la corruption car il y a un dénouement au niveau du milieu rural.C’est à la ruée vers les terres agricoles d’Afrique. C’est ce qui fait qu’on parle de phénomène de l’accaparement de terres.
Comment un individu ou une entreprise étrangère peuvent-ils s’accaparer des terres ?
Il ne faut pas penser que ces entreprises étrangères utilisent simplement  la force pour s’accaparer des terres. Elles viennent avec leur argent. La législation foncière est importante pour eux mais pas fondamentale. Ce qui leur intéressent c’est de disposer de ces terres. Et ils se trouvent que dans la législation foncière l’essentiel des terres sont du domaine nationale (institution du domaine national 1964). S’ils viennent c’est généralement pour s’accaparer des terres du domaine national. Il y a une loi dans ledit domaine qui prévoit des conditions d’affectation, d’attribution de ces terres. Il se trouve que par rapport à ces entreprises étrangères il n’est pas possible d’avoir accès à une terre si on veut respecter la loi. La procédure est longue. Il faut pouvoir justifier au moins de l’utilité publique du projet pour pouvoir au moins immatriculée la terre et la faire rentrer dans le domaine de l’Etat. Ce qui très compliqué. Et donc généralement  qu’est ce qu’elles font ? Elles vont dans une contrée où elles ne doivent même pas avoir accès à la terre, elles déboursent de l’argent et utilisent la corruption. En règle général (ce n’est pas toujours le cas) le conseil rural ferme les yeux, faire les attributions avec tout ce que ça comporte comme conséquences. Si la population est au courant elle a tendance à se révolter. C’est ce qui crée des difficultés.
Cet argent déboursé par ces étrangers va aux mains de qui?
L’argent de la corruption va aux mains des corrompus. Malheureusement la population dans son ensemble ne voit pas les retombés. On ne connait pas les tenants et les aboutissants. C’est le cas de Fanaye. On raconte qu’énormément d’argent a été déversé dans la contrée et dans le trésor (les caisses de l’Etat).
Quel est le rôle fondamental joué par la structure APIX dans ce genre de situation ?
L’APIX a pour principale fonction d’attirer les investisseurs. Chaque fois que les investisseurs venaient au Sénégal ils se retournaient pour deux raisons : le problème foncier et le problème énergétique. Pour contourner le problème foncier pour que les investisseurs affluent, sachant très bien les rigidités de la législation et n’ayant pas l’initiative des lois, l’APIX joue si vous voulez le rôle d’intercesseur. Elle demande à un investisseur, par exemple, d’aller voir une communauté rurale, les populations ou  les villageois et de discuter ensemble pour éviter qu’il ait comme interlocuteur le conseil rural avec ce que ça comporte comme conséquence. L’APIX dans le système foncier sénégalais n’a pas de pouvoir en tant que tel, ne peut pas avoir une affectation de terres, une immatriculation de terre. Donc elle déblaie le terrain, donne des directives et des avis aux investisseurs pour leur permettre d’avoir accès à la terre.
N’y a-t-il pas de contradictions entre les règles de l’APIX relatives au foncier et la loi foncière ?
Il y a évidemment des contradictions. Nous sommes dans  un Etat de droit. Quelle que soit la nature de la terre, il y a une loi qui prévoit les modalités d’accès d’affectation d’attribution sous certaines conditions. Même si les conditions ne sont pas réunies et que l’APIX intervient, cela se ferra au détriment de la loi, au détriment de ce qui est prévu. Elle a publié un document où on se rend compte qu’il y a beaucoup de contradictions par rapport à la législation foncière. Pour avoir accès à la zone des terroirs il faut appartenir à la collectivité locale et disposer d’une capacité de mise en valeur. Nous sommes tous d’accord que ce sont des vieux critères mais tant qu’on n’aura pas changé la loi il faut se conformer à cela. L’APIX ne pouvant pas changé la loi est obligé de faire parfois des propositions qui en réalité construisent des contournements simples de la loi.
Ces contournements sont-ils à l'origine des litiges fonciers ?
Il n’y a pas que ça qui crée des litiges fonciers, la loi ne cadre pas avec la réalité la loi est devenu relativement vieille avec ses régimes d’accès, ses régimes pour bénéficier des terres. Si on a des conflits c’est parce que l’Etat n’a pas fait tout ce qu’il devait faire. Si aujourd’hui on ne connait pas les limites des collectivités locales c’est parce qu’il n’y a pas eu ce que la loi avait prévu par exemple les registres fonciers, les dossiers fonciers. Tous ces éléments font qu’il y a des conflits entre agriculteurs et éleveurs, entre autochtones et étrangers. La loi n’est plus adaptée au contexte actuel.
 Des réformes sont-elles envisagées pour éradiquer ce phénomène ?
Depuis 1990, des lois ont été proposées  mais toujours rien. Il n’y a pas encore de réformes mais l’Etat est conscient qu’il faut nécessairement une réforme. Tant qu’il n’y aura pas de réformes, on verra se développer le phénomène de l’accaparement des terres au Sénégal. 

lundi 29 juillet 2013

Ramadan: les femmes désertent les plages et les salles de sport

femme sportive
Les femmes qui ont l'habitude de fréquenter les salles de gymnastique et les plages pour donner une cure de jouvence à leur corps, ont déserté ces lieux pendant le Ramadan, a constaté un reporter de l’APS.


Avançant comme raisons principales ‘’les travaux ménagers et la rigueur du jeûne’’, elles préfèrent attendre la fin du Ramadan pour se remettre au sport, a expliqué à l’APS, Assane Lô, moniteur dans une célèbre salle de gymnastique de la capitale sénégalaise.

‘‘Actuellement, une femme sur 10 continue son activité physique à cause du jeûne et des travaux domestiques’’, a expliqué le musculeux moniteur dont le corps suffit à décrire son métier.

Abonnée dans cette salle pour perdre du poids, Khardiatou Daff qui avait un rythme de fréquentation de cinq séances par semaine, a décidé d’arrêter parce que ‘’les heures d’entraînement coïncident avec le ndogou (la rupture du jeûne)’’.

Et malgré le changement des horaires de 18h à 20h 30, le taux de fréquentation est resté faible, selon le moniteur.

Très fréquentée par les femmes, la plage de la Cité Djilly Mbaye sonne également creux en ce mois de juillet à cause du mois de Ramadan, indique Christelle Sarr, teint noir et taille fine.

L’une des rares personnes trouvées sur cette plage d’habitude grouillante de monde, a confié s’être mise au sport pour garder sa taille de mannequin.

‘’J’ai l'habitude de courir et de marcher sur cette plage mais j’ai constaté que les femmes avec lesquelles j’ai mes habitudes se font rares’’, a-t-elle dit liant cette absence au Ramadan.

Le Mali dans l’attente des premiers résultats du scrutin


Bureau de vote dimanche 28 juillet
 Près de sept millions de Maliens sont en attente des premiers résultats de scrutin prévu  pour mardi 30 juillet, et  les résultats définitifs vendredi 2 juillet après une forte mobilisation sur tout le territoire .

 ‘’Un scrutin  marqué par une mobilisation importante et une absence d'incident majeur’’ salue François Hollande, le président français sur le déroulement de l’élection présidentielle au Mali de dimanche 28 juillet.

Il y a eu dimanche une forte mobilisation sur tout le territoire, malgré une certaine confusion constatée ces derniers jours dans la délivrance des cartes d’électeurs, les menaces d’attentat du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao)  et des retards à l’allumage enregistrés dimanche matin dans plusieurs localités, les Maliens ont voté en masse. Surtout dans le sud du pays, où se concentre 90% de l’électorat.

L’élection présidentielle malienne du dimanche 28 juillet tant attendue a fait la une de toute la presse africaine francophone lundi.

Les premiers résultats collectés par des journalistes maliens présents dans différents bureaux de vote donnaient, lundi 29 juillet au matin, une très nette avance à Ibrahim Boubacar Keita dit IBK, selon l'AFP. Ces résultats non-officiels ne permettent pas pour autant de clamer sa victoire dès le premier tour.

Le dépouillement se poursuit. Aucun chiffre officiel sur les résultats et sur le taux de participation n’a été donné par le moment.

jeudi 27 juin 2013

Sénégal – Etats-Unis : << Yes! We Can >> à Dakar

Barack Obama
Le Sénégal est la première destination du Président américain lors de sa tournée africaine qu’il a entamé ce mercredi. Barack Obama est arrivé à Dakar ce 26 juin aux alentours de 20h30 à l’aéroport Léopold Sedar Senghor où il a été accueilli par son homologue sénégalais Macky Sall à sa descente de l’Air Force One. Il effectuera une visite de 48h au Sénégal dans le cadre d’un encouragement de la démocratie et de la promotion d’un modèle nouveau de leadership. 


En ne foulant qu’une seule fois le sol africain lors de son premier mandat, le Président Obama avait beaucoup déçu le continent. «  S’il ne vient pas pendant son second mandat, on ne lui pardonnera pas » avait lancé Lindiwe Zulu une conseillère du Président sus-africain Jacob Zuma. Mais à présent, c’est une nouvelle ère. Les sénégalais étaient impatients de cette visite du président Obama. Le Sénégal est l’un des rares pays d’Afrique de l’Ouest où il n’y a jamais eu de coups d’Etat. Le pays est sorti par le haut lors de la présidentielle 2012. Ainsi pour eux, c’est un honneur d’avoir été choisi, à défaut de présenter un intérêt économique de premier plan. C’est un véritable honneur d’accueillir le président de la première puissance mondiale. Une fierté d'accueillir Obama le charismatique, Obama le démocrate.

A Dakar du 26 au 28 juin, le Président Obama est accompagné de sa famille, d’une centaine hommes d’affaires  américains, d’une centaine de journalistes des médias américains accrédités à la Maison Blanche. Le timing du séjour du Président est difficilement  maîtrisable.

Souleymane Jules Diop le responsable de la cellule de communication de la présidence a parlé des temps forts de cette visite de 72 heures. Conférence de presse conjointe avec son homologue sénégalais Macky Sall le jeudi 10h45min dans l'esplanade du palais présidentiel, des rencontres avec la société civile et les 6 chefs de juridictions provenant de pays francophones et anglophones d’Afrique a 12h, une visite strictement privée sur l’ile de Gorée.Tel est l’agenda du Président américain pour ce jeudi qui sera couverte par près de 400 journalistes. Pour des questions de commodités, les deux présidents vont choisir eux-mêmes les journalistes qui poseront les questions au cours d’un face a face avec les journalistes.

De leur coté  les premières Dames Michelle Obama et Marieme Sall visiteront, ce jeudi matin, le collège Martin Luther King de Dakar.

Obama encourage la démocratie et la politique de bonne gouvernance dont le Sénégal s’inspire. Il insistera sur la nécessité  de lutter contre le jihadisme au sahel et la piraterie dans le golfe de Guinée. Selon le ministre Abdou Latif Coulibaly, l’ambition du président Macky Sall est de remettre certains valeurs républicaines au cœur de l’Etat.

Le Sénégal et les Etats-Unis continuent d’entretenir de solides relations qui trouvent leurs racines dans l’histoire de l’esclavage et du commerce triangulaire. La stabilité et la démocratie sont leur point commun. Les américains sont très présents dans le processus de paix en Casamance depuis une dizaine d’années. Ce qui explique cette rencontre (peut-être) entre le président américain et son homologue gambien Yaya Jammeh dont parlent les quotidiens sénégalais et qui veut être empêché par certains lobbies.

Certains sénégalais n’attendent pas de miracles venant de cette visite. Mais pour eux, le plus important c’est l’intérêt que vont avoir les investisseurs américains pour le pays et aussi une véritable politique aux côtés ou au secours des démocrates et un engagement en faveur de l’Afrique.

Le  président se rendra a Prétoria et au cap en Afrique du Sud du 28 juin au 1 juillet où il se contentera pas seulement de saluer la démocratie sud africaine mais il devrait dénoncer deux pays le Zimbabwe et Madagascar. Et enfin a Dar-es-salam en Tanzanie  du 1er au 3 juillet où  il s’exprimera sur la lutte contre les Shebabs de Somalie et la nécessité de ramener la paix dans les Grands lacs.

Au Sénégal c’est WELCOME, Mr. Président, sur cette terre africaine du Sénégal qui vous a tant attendu ! Vous y êtes. God Bless !


(Avec J.A et  Le Soleil)

dimanche 23 juin 2013

L'opposition guinéenne a décidé de se retirer du dialogue politique

Au lendemain des incidents survenus au domicile du leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, l’opposition réunie jeudi 20 juin à Conakry a décidé de se retirer du dialogue politique.

Réunie jeudi 20 juin à Conakry, l'opposition guinéenne a décidé de se retirer du dialogue politique après les heurts survenus la veille au domicile de Cello Dalein Diallo. Retour a la case départ?

« Nous avons décidé de suspendre notre participation pour protester contre l’agression dont a été victime l’ancien Premier ministre Diallo », a déclaré Aboubacar Sylla, le porte-parole du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition, précisant que l’opposition ne reviendrait qu’une fois que la sécurité de ses membres sera garantie. « Diallo est notre porte-drapeau. Il a été candidat au second tour de l’élection présidentielle de 2010. S’il n’est pas ménagé, personne ne l’est », a poursuivi Sylla. Les violences ont éclaté en marge de la convocation au tribunal de l'opposant Cellou Dalein Diallo, initialement accusé de « diffamation » par Malick Sankon, membre du parti au pouvoir et responsable gouvernemental. Lors de cette brève audience, le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) s'y est vu signifier par la justice le retrait de la plainte de ce proche du président guinéen Alpha Condé.

Les violences ont éclaté, mercredi, chez Cellou Dalein Diallo alors que ses partisans l'accompagnaient au tribunal de Dixinn pour répondre à des accusations de « diffamation ». L’opposition assure que 17 de ses partisans ont été blessés. Le leader de l’UFDG avait alors déclaré qu’il se retirerait du dialogue politique si ses agresseurs n'étaient pas identifiés et punis.

Ces incidents interviennent alors que le dialogue avait été relancé, ces dernières semaines, sous l’égide représentant du Secrétaire général de l'Onu en Afrique de l'Ouest, Saïd Djinnit.

Les législatives, maintes fois repoussées, sont attendues depuis 2011 en Guinée. Mardi, un membre de la Commission électorale indépendante (Ceni) a déclaré qu’il était « techniquement impossible » d’organiser ces élections le 30 juin, date initialement fixée par décret présidentiel mais contestée par l’opposition.

(Avec J.A)

Cellou Dallein accusé de ''diffamation''

 l'opposant guinéen Cellou Dalein
À Conakry, des heurts ont opposé forces de l'ordre et militants de l’opposition ce mercredi en marge de la comparution au tribunal de Cellou Dalein Diallo, initialement accusé de "diffamation" par un responsable gouvernemental.

Mercredi 19 mai, au moins 12 personnes ont été blessées, dont trois par balles, dans des heurts entre policiers et militants de l'opposition à Conakry, a-t-on appris de sources concordantes.

Les violences ont éclaté en marge de la convocation au tribunal de l'opposant Cellou Dalein Diallo, initialement accusé de « diffamation » par Malick Sankon, membre du parti au pouvoir et responsable gouvernemental. Lors de cette brève audience, le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) s'y est vu signifier par la justice le retrait de la plainte de ce proche du président guinéen Alpha Condé.

Parti à pied de son domicile pour le tribunal de Dixinn, Cellou Dalein Diallo a été rejoint par des leaders de l'opposition et des centaines de militants. La situation a dérapé quand la police a refusé qu’un cortège soit formé après l’audience pour le raccompagner. Les policiers, après l'arrivée de renforts, ont alors fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui ont répliqué par des jets de pierres.
Certains ont été poursuivis par la police jusque devant le domicile de Cellou Dalein Diallo, dans la banlieue de Conakry, où ont eu lieu de violents heurts, a constaté un journaliste de l'AFP, qui a vu au moins quatre blessés ensanglantés.

Entre le 22 et le 25 mai, une vague de violences avait fait douze morts et 89 blessés à Conakry, selon le bilan officiel.

(Avec AFP)

mardi 18 juin 2013

Protestations au Brésil : L’une des plus grandes manifestations depuis 20 années.

Manifestations du lundi 17 juin au Brésil
Des groupes de manifestants sont descendus dans les grandes avenues d'affaires de la ville de Sao Paulo ce lundi soir, tandis que Rio de Janeiro, la foule bouchés pâtés de maisons entiers, agitant des drapeaux brésiliens et des chants contre la corruption et pour la démocratie.

Les manifestants disent etre en colère à propos, entre autres, la hausse de 9 cent des tarifs de bus, les décisions du gouvernement à dépenser de l'argent sur la Coupe du Monde et d'autres projets au lieu d'améliorer les soins de santé, d'éducation et autres programmes sociaux. Brésiliens en colère par rapport aux impôts élevés, la corruption, et autres plaintes ont frappé les rues de la ville de manifestation.

 «Les Brésiliens veulent mettre un terme aux différents problèmes qui existent dans le pays", a déclaré sur CNN iReporter Phillip Luiz Viana, qui a participé aux manifestations à Sao Paulo. "Nous ne voyons aucune raison d'avoir une telle mauvaise infrastructure quand il ya tant de richesses qui est si fortement taxée."

A Rio de Janeiro, les manifestants ont pillé et saccagé plusieurs magasins et voitures brûlées.La police est restée largement à l'écart après avoir été accusé d'utiliser des tactiques maladroites à des manifestations antérieures.Mais ils ne repoussent lorsque des manifestants ont tenté de prendre d'assaut les édifices gouvernementaux à Rio de Janeiro et Sao Paulo et ont tenté de précipiter le bâtiment du Congrès national à Brasilia, la capitale de la nation. La police a tenu a les mettre à distance.La police a également utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants.

La Présidente Dilma Rousseff a déclaré mardi : ‘’leur message a été entendu’’.
Tout en louant les manifestations largement pacifiques, Mme Rousseff a déclaré que ce qu'elle a qualifié de «actes isolés et mineurs de la violence» devrait être confronté "avec vigueur." "Il est bon pour la jeunesse pour protester", dit-elle.

Ces manifestations sont organisées en grande partie par des étudiants et un groupe appelé Mouvement de la Fare libre, qui veut transports en commun pour être gratuit.

L'ancien président Lula da Silva a également sorti à l'appui pour les protestations sur sa page Facebook, exhortant les responsables à trouver une solution pour les tarifs de transport abordables.

( Avec CNN)


Aynaw Yityish devenue la première femme d'origine africaine à être nommée Mlle Israel

Aynaw Yityish

African Voices est une émission hebdomadaire qui met en valeur des personnalités les plus attachantes de l'Afrique, en explorant les vies et les passions des gens qui s'ouvrent rarement à la caméra. Suivre l'équipe sur Twitter .

A tout juste 21 ans, Aynaw Yityish est parti pour un voyage de la vie remarquable d'une petite fille jouant pieds nus dans un village éthiopien à une reine de beauté israélien qui est prêt à briller sur la scène mondiale.
Février dernier, le magnifique 21-year-old a attiré l'attention internationale après être devenue la première femme d'origine africaine à être élue Miss Israël à la beauté de la reconstitution historique du pays.

"Pour être le premier, vous avez toute l'attention porté sur vous et je dois représenter mon groupe ethnique entier parce que grâce à moi, ils voient les modèles», explique Aynaw, qui représentera Israël au prochain concours de Miss Univers. «Grâce à moi qu'ils voient et découvrent notre groupe ethnique tout entier."

Aynaw est né en Chahawit, un petit village dans le nord de l'Ethiopie, près de la ville de Gondar. Son père est mort quand elle était jeune et quand elle n'avait que 12 ans, elle a perdu sa mère à une douloureuse maladie. Navrée, elle est arrivée en Israël avec son frère à vivre avec leurs grands-parents juifs éthiopiens.

"Le voyage a été, je crois, ce qui m'a sauvé», dit-elle. «Parce que je suis profondément blessé et je voulais échapper à l'Ethiopie et oublier tout ce qui s'était passé et aller de l'avant", a t-elle ajouté. «Je voulais rompre avec tout et continuer."

Alors qu'elle était encore un enfant, Aynaw a été soudainement confronté à une nouvelle langue, une nouvelle culture et tout le reste des défis qui viennent avec le démarrage d'une nouvelle vie dans un pays étranger.
Comme les quelque 125.000 Juifs éthiopiens qui ont vécu dans les vagues au cours des années en Israël, Aynaw connu la même lutte pour assimiler dans son nouvel environnement. Mais Aynaw se jeta sur elle, n'hésitant pas à partir de tout ce que son pays d'adoption attendait d'elle, y compris la maîtrise de l'hébreu et de servir dans l'armée israélienne après l'école.

"C'est trois années les plus importantes dans ma vie», dit Aynaw de son temps dans l'armée. "Là, j'ai beaucoup appris sur moi-même, j'y développés", at-elle ajouté. «J'étais une fille de 19 ans, et l'armée m'a donné la structure."

Sa victoire en Février a changé sa vie instantanément. En quelques semaines, son nom et son image ont été éclaboussés à travers les journaux et les sites Web, à la fois en Israël et à l'étranger.
La publicité a également attiré l'attention de l'un de ses héros: Aynaw a été invité à un dîner d'État exclusive pour Barack Obama en l'honneur de sa première visite en Israël en tant que président américain.

(Avec CNN)

Hosni reste en Prison malgré l’abandon de la charge des gains illicites

Ex-président égyptien Hosni Moubarack 
Un tribunal de l'Egypte a décidé de libérer l'ancien président Hosni Moubarak sur une charge, mais l'ancien dirigeant reste en prison pour d'autres chefs d'accusation, a déclaré son avocat mardi.


Un tribunal correctionnel a décidé de mettre fin à la détention de Moubarak dans le cas de faire des gains illicites, a déclaré le procureur Farid El-Deeb. Le ministère public fera appel à 48 heures le jeudi, El-Deeb a déclaré à CNN. L'affaire concerne la façon dont la famille a acquis plusieurs logements.
Le leader autocratique déchu est tentée dans les meurtres de centaines de manifestants civils qui sont descendus dans les rues pendant deux semaines au début de 2011 pour exiger sa destitution après trois décennies de règne.
Il est également chargé de la saisie des fonds publics et abusant de l'influence politique. Moubarak est accusé de vendre du gaz naturel à Israël voisin pour des prix inférieurs à leur juste valeur marchande.
Moubarak, qui a démissionné le 11 Février 2011, et son ancien ministre de l'Intérieur, Habib al-Adly, ont été reconnus coupables et condamnés à la prison à vie l'an dernier sur des accusations qu'ils étaient complices des tueries des manifestants.

Un procureur envoyé Moubarak - qui a passé plusieurs mois en détention dans un hôpital militaire - retour à la prison en Avril. La santé de Moubarak a été une pomme de discorde lors de son procès et l'incarcération. Il a subi une crise cardiaque après avoir abandonner le pouvoir et avait maintenu qu'il était physiquement inapte à subir son procès.

( Avec CNN)

lundi 17 juin 2013

Nouveau report du scrutin en Guinée ?

Législatives en Guinée
Impossibilité d’organiser le scrutin a la date du 30 juin. Cette date prévue pour les élections législatives en Guinée n'est plus dans le programme de la CENI, dixit une source a la CENI ce lundi 


‘’ Retenez que nous ne pourrons pas tenir les élections législatives le 30 juin comme l'avait indiqué le chef de l'Etat" guinéen Alpha Condé’’,  a indiqué un responsable de la CENI

‘’C'est techniquement impossible" d'organiser les législatives le 30 juin, une date "choisie pour des raisons que nous ignorons parce qu'elle n'a pas fait l'objet de débat au sein de notre institution", a indiqué la même source.

Le président guinéen Alpha Condé avait pris le 13 avril un décret fixant les législatives au 30 juin, un texte qui n'a pas encore été abrogé.Mais il avait déclaré le 12 juin lors d'une visite à Paris que la CENI est la seule à pouvoir décider d'un report éventuel des législatives.

L'opposition guinéenne conteste la date du 30 juin, fixée selon elle sans concertation et soupçonne le régime d'Alpha Condé, premier chef d'Etat démocratiquement élu en Guinée, de vouloir préparer des fraudes.
Elle critique notamment le recours à l'opérateur sud-africain Way Mark chargé de préparer le fichier électoral, qu'elle accuse de collusion avec le pouvoir.

Des violences ont émaillé les manifestations des opposants et au moins 12 personnes ont été tuées et 89 blessées, le 23 mai et les jours suivants.

Les chefs de l'opposition et le Premier ministre guinéen Mohamed Saïd Fofana ont entamé un dialogue le 3 juin à Conakry sous l'égide de l'émissaire de l'ONU Saïd Djinnit.

Les élections législatives devaient se tenir dans les six mois qui ont suivi l'investiture le 21 décembre 2010 du président Condé, mais faute de consensus pour l'organisation d'un scrutin libre et transparent, elles ont été sans cesse repoussées.

( Avec JA)

jeudi 13 juin 2013

Alpha Condé se défend face à l’opposition guinéenne

SEM Pr Alpha Condé 

Officiellement  la date prévue pour  les élections législatives  est fixée au 30 juin 2013. Mais le torchon brûle entre la mouvance présidentielle et l’opposition guinéenne. Le calendrier électoral est particulièrement contesté par l'opposition guinéenne. La date du 30 juin pour le scrutin a été fixée selon elle sans concertation. Ce dernier continue d'exiger un report du scrutin afin de permettre la tenue du dialogue politique, et ne renonce pas à ses marches malgré le grand nombre de morts enregistrés ces dernières semaines. De passage à Paris, Alpha Condé a tenu à remercier Abdou Diouf pour son implication dans le dialogue inter-guinéen au sujet des prochaines législatives.








       Concernant la commission électorale nationale indépendante (CENI), le Président dit:

« La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) de Guinée est la seule à pouvoir décider d'un report éventuel des élections législatives prévues le 30 juin », a déclaré mercredi 12 juin, à Paris, le président Alpha Condé. « Les élections ne dépendent pas de moi. Cela dépend de la Ceni. C'est la Ceni et les experts qui décideront de ce qu'il faut faire », a poursuivi le chef de l'État, devant la presse, en présence d'Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).


    Waymark, l'épineux dossier

L'opposition critique aussi le recours à l'opérateur sud-africain Waymark chargé de préparer le fichier électoral, qu'elle accuse de collusion avec le pouvoir. « L'opérateur sud-africain est venu en Guinée en juin 2010. Moi, j'ai été élu président en décembre 2010. Il est venu avec le premier président de la Ceni qui est décédé, moi je n'ai jamais fait venir Waymark », s'est défendu Alpha Condé, interrogé sur ce point. Il a précisé avoir fait publier le contrat avec Waymark et le chèque de paiement, signés par le premier président de la CENI. « Toute la communauté internationale dit que Waymark est très performant », a-t-il ajouté. « Tous les gens qui ont voté en 2010 pourront voter puisqu'il y a eu le transfert du fichier électoral. Non seulement l'élection est transparente mais c'est l'élection la plus sécurisée qu'on ait faite en Afrique », a-t-il affirmé.

      Les guinéens de l'étranger pourront voter à ces législatives

Selon son porte-parole, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon est encouragé par les progrès réalisés jusqu'à présent par les acteurs du dialogue politique inter-guinéen, et une source proche de l'OIF a parlé d'« acquis importants ». Notamment, les Guinéens de l'étranger pourront voter à ces législatives, ce qui était une revendication de l'opposition, a dit cette source à l'AFP.
« Cette disposition n'est pas prévue dans la Constitution guinéenne », a cependant tenu à préciser mercredi 12 juin Alpha Condé. « Jamais les Guinéens de l'extérieur n'ont voté aux législatives. Ils ont toujours voté aux présidentielles. » Les tout derniers points (de discussion) sont en train d'être finalisés, a indiqué la source proche de l'OIF, selon laquelle la Ceni procède notamment à des ajustements techniques pour des inscriptions complémentaires sur les listes électorales.

(Avec JA)