mercredi 28 octobre 2015

Côte d’Ivoire-Présidentielle 2015: Large victoire du Président Alassane Ouattara

Alassane Ouattara lors d'un meeting
A 73 ans Alassane Ouattara est réélu à la tête du pays après avoir obtenu 2 118 229 voix sur 3 330 000 votants soit 83,66% des suffrages exprimés lors du scrutin présidentiel du 25 Octobre. C’est l’annonce faite ce mercredi 28 Octobre par la Commission Electorale Indépendante (CEI) qui a établi à 54,63% le taux de participation à ce scrutin.


Il le demandait depuis des mois et il l'a finalement obtenu : un second mandat. Les ivoiriens ont accordé un deuxième mandat au Président Alassane Ouattara pour qu'il, disent-ils, acheve l’œuvre gigantesque entamé depuis cinq ans.

Pour la majorité des ivoiriens « les résultats reflètent la réalité sociale du pays » et pour les populations pro-Ouattara il s’agit d’une victoire sans surprise « il a travail, ce n’était pas mauvais, c’était donc normal qu’il soit reconduit ».

Le président exprimé ce mercredi "sa fierté et sa joie" de servir à nouveau le peuple ivoirien. Il a également salué l’ancien Président Henri Konan Bédié son ancien adversaire en 2010, qui a su rallié son parti le PDCI à sa cause dès le premier tour. Pour Alassane Ouattara « ces 83,66% tournent définitivement  la page de la violente crise politique que le pays a traversé en 2010 ».

Une large victoire salué par les six candidats malheureux à cette élection d’Octobre 2015 qui ont tous reconnu leur défaite.  Pascal Affi N’Guessan du FPI, parti de l’ex-Président Laurent Gbagbo, a obtenu 9, 29% des suffrages. Quant à « L’irréductible » Konan Kouadio Bertin, candidat indépendant dissident du PDCI, qui vient à la troisième place, il a enregistre 3, 88% des suffrages. Les autres prétendants à la magistrature suprême, ils sont à moins de 1%.

c'est donc une confiance renouvelée qui permet au gouvernement Ouattara de terminer son ouvrage à volet socio-économique et d’entamer les grands chantiers qui suscitent l'attention des ivoiriens. Il s’agit de  la réconciliation, de la justice et de la réforme de l’armée. De gros dossiers qui doivent être à la hauteur de l'attente des Ivoiriens et qui devraient donc mettre le pays sur la voie de la normalisation politique.


samedi 17 octobre 2015

Présidentielle en Guinée : Alpha Condé élu au 1er tour


Alpha Condé
Le Président sortant Alpha Condé a été déclaré vainqueur du scrutin du 11 Octobre en Guinée avec  57,85% selon les résultats provisoires de la présidentielle de 2015 proclamés ce samedi 17 Octobre par la CENI, la commission électorale nationale indépendante.

C’est ce que certains appellent un coup K.O dès le premier tour. Alpha Condé, candidat du RPG arc-en-ciel a obtenu la majorité absolue au premier tour du scrutin avec  2, 3 millions de voix sur 92 % des six millions d’inscrits soit 57,85% suffrages exprimés. Une victoire écrasante face à son principal adversaire de l’UFDG, Cellou Dallein Diallo qui enregistre  31,44% des suffrages. Loin derrière, le candidat de l’UFR Sydia Touré a obtenu lui 6,01%.
Le Président Alpha Condé rempile donc pour un second mandat après une élection placée sous haute-tension  avec un fort taux de participation de 68,46%. Une défaite donc qui passe difficilement pour l’opposition. Elle dénonce une mascarade électorale  de la CENI et  crie à la fraude massive. Le Collège de sept candidats a déjà décidé de ne pas reconnaître les résultats de ce scrutin.

« Je ne ferai pas non plus de recours auprès de la Cour constitutionnelle. J’inviterai, le moment venu, les autres candidats et tous les citoyens qui sont les vraies victimes de ce hold-up électoral à organiser, conformément à la loi, des manifestations pacifiques pour exprimer notre indignation et protester contre ce grave déni de démocratie. En attendant, je demande à tous les Guinéens de faire preuve de retenue et d’éviter toute forme de violence  », a déclaré à la presse le chef de l’opposition guinéen, Cellou Dalein Diallo à la mi-journée de ce Samedi.

Pour l’heure c’est un calme précaire qui règne à Conakry en attendant la validation des résultats par la cour constitutionnelle.

( Avec rfi)

mercredi 14 octobre 2015

Bénin : Mathieu Kérékou a tiré sa révérence

Mathieu Kérékou, ex-Président  du bénin
L’ex-président béninois Mathieu Kérékou  est décédé le mercredi 14 Octobre 2015 au Bénin,  a-t-on appris de source officiel. Le Président Boni Yayi a aussitôt décrété une semaine de deuil national avec la mise en berne des drapeaux.


L’ancien président du Bénin s’en est allé ce mercredi 14 Octobre 2015 à l’âge de 82 ans. Ancien dictateur, Mathieu Kérékou a dirigé le Bénin à deux reprises de 1972 à 1990 par un putsch militaire et de 1996 à 2006 par les voies des urnes.  
Deux ans après son arrivée au pouvoir en 1972, l’homme fort du pays impose le marxisme-léninisme au peuple béninois avec un parti unique. Le régime du général Mathieu Kérékou se transforme alors en une dictature féroce réprimant les opposants et les intellectuels obligés de s’exiler dans d’autres pays. A la fin des années 1980, le « Caméléon » l’a-t-on surnommé est confronté à une vague de contestations sociales. Il met fin au parti unique et  convoque une conférence nationale souveraine en février 1990. A l’issue de ce conclave national, une élection multipartite est organisée en 1991 et enregistre la victoire de Nicéphore Soglo, alors nouveau Président du Bénin.
Cinq ans après, Mathieu Kérékou revient au pouvoir par les urnes en 1996 et il se verra réélu en 2001 pour un second mandat de cinq ans.


 Depuis 2006 Mathieu Kérékou vivait tranché dans sa région natale de Natitingou au Nord-Ouest du pays jusqu’à l’annonce de son décès. Une haute figure dans l’histoire post-coloniale et politique du Bénin. Son nom est devenu synonyme de la démocratie, l’homme ayant présidé à la première transition réussie, en Afrique, de la dictature militaro-marxiste à un régime présidentiel multipartite. Aujourd’hui le peuple béninois pleure la mort de leur grand homme: Mathieu Kérékou.

dimanche 11 octobre 2015

Présidentielle 2015 en Côte d’Ivoire : un 2ème candidat de l'opposition se retire de la compétition

Mamadou Koulibaly- abidjan.net
Mamadou Koulibaly, Président du parti de l’opposition  LIDER (Liberté et Démocratie pour la République), membre de la Coalition National pour le Changement (CNC) ne participera pas à l’élection présidentielle du 25 Octobre. Il l’a annoncé le vendredi 9 Octobre, jour du démarrage de la campagne électorale, pour des raisons d’irrégularités dans le processus électoral.


Il a choisi les réseaux sociaux pour annoncer à ses sympathisants et au monde le retrait de sa candidature à l’élection présidentielle prévu dans treize jours. Mamadou Koulibaly déclare « Je ne participerai pas à ces élections truquées. L'état de  droit pour les pays riches & un règne d'autocrate pour les pauvres ivoiriens? Non ».

Un aveu de défaite ou une réelle raison valable de la part de l’ancien président de l’Assemblée Nationale ivoirien ? La question demeure mais le Président du parti LIDER dit voir « une élection ivoirienne délibérément sabotée par ceux-là mêmes qui ont le devoir de l’organiser démocratiquement ».

Toutefois le candidat du LIDER dit mener la campagne électorale, ouverte le jour même de son retrait, pour promouvoir davantage les idéaux de son parti.

En suspendant sa participation à l’élection, Mamadou Koulibaly devient le deuxième candidat en lice à se désister. Amara Essy, ancien ministre des affaires étrangères et également membre de la CNC l’avait fait pour les mêmes raisons d’irrégularités dans l’organisation électorale.

Ils sont à présent huit candidats à briguer la magistrature suprême. Huit candidats en lice dont deux femmes que les ivoiriens devront départager dans les urnes au jour du 25 Octobre.

                                                                                                                                                                                       

Turquie : double attentat-suicide à Ankara

Attentat-suicide à Ankara le 10 octobre 2015    
97 morts et de centaines de blessés, c’est le bilan officiel des attentats qui ont secoué la capitale Turque ce samedi lors d’une manifestation pacifique de l’opposition.



C’est en pleine manifestation pacifique à la gare d’Ankara menée par des organisations  et parti opposés au Président Erdogan que deux bombes ont explosée ce samedi 10 Octobre. Bilan macabre de ce double attentat-suicide : 97morts et une centaine de blessés selon les autorités turques et 128 morts selon l’opposition. La panique s’installe alors dans  les rangs des manifestants et la situation vire aux affrontements. Les rescapés reprochent à coups de poings et de bâtons l’inaction des forces de l’ordre déployées sur le lieu de la manifestation. Le ministre de la santé diligenté sur le lieu du drame a été hué à son arrivée.

Pour le gouvernement turc il s’agit d’attentats kamikazes visant à semer le trouble à trois semaines des élections législatives anticipées prévu le 1 er Novembre 2015. Trois pistes sont explorées même si aucune revendication n’a encore été faite : Celles de l’Etat islamique, du PKK, parti des travailleurs du Kurdistan et le Front révolutionnaire de libération du peuple.

Trois de deuil national a été décrété et un rassemblement  a eu lieu le lendemain à Ankara en hommage aux victimes du double attentat.

samedi 10 octobre 2015

Guinée-Présidentielle 2015 : 2 morts à Conakry à JJ-2 du scrutin

Violences dans les rues de Conakry.
La mouvance présidentielle et l’opposition à hue et à dia sur la tenue du scrutin du 11 Octobre. Un niet du Président Alpha Condé à reporter l’élection prévue dans 2 jours comme le demande l’opposition guinéenne qui dénonce des irrégularités dans le processus électoral. Une situation qui s’en est suivi de violences à Conakry.



Au dernier jour de campagne électorale en Guinée, des affrontements ont eu lieu dans les rues de la capitale avec en compte deux morts et de nombreux blessés.  A l’origine, une tension entre partisans du RPG (parti au pouvoir) et ceux de l’opposition sur  le report du scrutin.

Les sept candidats en lice au côté du Président sortant dénoncent des irrégularités dans le processus électoral. Cellou Dallein DIALLO, principal adversaire d’Alpha Condé évoque des cas de fraudes dont le trucage des listes de vote. Une demande de report rejetée par le Président Alpha Condé qui s’est vu annuler son dernier meeting prévu à Conakry pour des raisons de sécurité.

Pour l’heure, les appels au calme et à la retenue se multiplient à l’approche du scrutin du dimanche 11 Octobre. Environ 6 millions de guinéens sont appelés à réélire ou élire leur candidat.

PRIX NOBEL DE LA PAIX 2015 : la société civile tunisienne à l’honneur

Le Quartet tunisien
Le Quartet du « Dialogue National Tunisien » s’est vu attribué le vendredi 9 Octobre le prix Nobel de la Paix de l’année 2015 pour sa participation dans le  processus démocratique de dialogue en Tunisie en 2013 alors que le pays était dans l’impasse politique.


Il figurait certes parmi les  273 nominés mais il était loin derrière le Pape François ou encore la chancelière allemande Angela Merkel, annoncés favoris du prix Nobel de la Paix 2015. Le Quartet, partie prenante de la société civile tunisienne a créé la surprise ce vendredi 9 Octobre 2015 lorsque le prestigieux prix Nobel lui a  été décerné.

Le Quartet regroupe quatre grandes organisations dont l’UGTT (l’Union générale des travailleurs tunisiens), l’Utica (organisation patronale), l’ONAT (organisation nationale des avocats tunisiens) et la LTDH (Ligue tunisienne des droits de l’homme). Ils ont mené le dialogue national pendant la crise politique et institutionnelle en Tunisie.

En 2013, les députés et hommes politiques Chokri Belaid et Mohamed Brahmi sont respectivement assassinés le 06 Février et 26 Juillet. C’est le choc. Les députés se retirent de l’Assemblée Nationale pour occuper la place du Bardo. For conscient de la gravité de la situation, le Quartet se propose alors d’établir une feuille de route de sortie de crise. Négociations sur négociations durant des mois, cette implication accouche d’une nouvelle constitution et d’un accord sur la formation d’un nouveau gouvernement de technocrates.
Une implication aujourd’hui salué par le prix Nobel de la paix. Une attribution à valeur d’encouragement pour la société civile tunisienne selon Mohamed Fadhel Mahfoudh, bâtonnier de Tunis et porte-parole du Quartet  «C’est la consécration de tout un processus en vue de la transition démocratique, de toute la société civile tunisienne. Cela permet de dire encore une fois que tous les différends politiques peuvent être réglés par le compromis ».

Un prix qui sonne comme un espoir pour la Tunisie, berceau du printemps arabe. Le pays vit depuis un certain temps dans la menace terroriste après les attentats du musée du Bardo et de Sousse qui ont effondré l’économie tunisienne.