dimanche 2 juin 2013

Guinée : Impasse politique à un mois des législatives

 Des jours de violences a Conakry ( 25 mai 2013)
12 morts selon les statistiques du gouvernement, 17 selon les proches des familles des victimes et 89 blessés. C'est le bilan des heurts entre les forces de l'ordre et les manifestants depuis le 23 mai a Conakry. Des manifestations de l'opposition demandant au gouvernement de tenir compte de leurs revendications donc de reporter a nouveau le scrutin, et réclamant des élections libres et transparentes.

Une tension de plus en plus vive dans la capitale guinéenne a un mois de la date des élections législatives fixée au 30 juin prochain par le gouvernement. Des élections législatives repoussées par ce dernier depuis 2 ans. Ces affrontements se sont produits dans les quartiers dits favorables a l'opposition, notamment les quartiers d' Hamdallaye, Cosa, Bambeto, Wanidara et Dar-es-salam.

Des jeunes âgés de 17 a 26 ans  tués par balles selon un médecin d'un hôpital (anonymat). Des blessés par balles, par armes blanches, par jets de pierre dans les quartiers, n'ont pas pu être évacués. Selon un gendarme a la retraite <<des policiers surexcités ont investi les quartiers de la banlieue Nord et Est, ils ont tiré sur des personnes innocentes, tuant et blessant plusieurs d'entre elles >>.

Le gouvernement dénonce l'exploitation par les partis politiques des différences régionales et ethniques au détriment de la cohésion nationale.Les causes des violences sont:

  •  Le choix de l’opérateur technique chargé de la révision du fichier électoral.
  • Le vote des guinéens a l’étranger.
  • Le fonctionnement interne de la commission électorale nationale indépendante ( CENI )



La journée du mercredi 29 mai en Guinée a été une journée de deuil. Des centaines de personnes ont défilé dans les rues de Conakry  lors d'une marche funèbre organisée par l'opposition pour les obsèques des victimes des violences du week-end.

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