samedi 19 décembre 2015

CI- Ecoutes téléphoniques : Soro Guillaume «victime d’une campagne de dénigrement et de calomnie»

Guillaume SORO


Lors de la clôture de la session parlementaire, le président de l’Assemblée nationale est revenu sur l’affaire des écoutes téléphoniques supposée avec l’ex-ministre des affaires étrangères de Blaise Compaoré, Djibril Bassolé. En clarifiant la situation, Soro Guillaume met ainsi fin à la polémique.


Choqué, blessé, et meurtri. C’est en ces termes que Guillaume Soro s’est exprimé face aux députés ivoiriens. «j’ai été choqué au plus haut point d’être victime de l’une des pires campagnes de dénigrement et de calomnie jamais orchestrées contre ma personne et mon combat politique (…) même si j’ai fait front. » a-t-il dit.
« Sur l’affaire des pseudo-écoutes téléphoniques. Que de chimères ! » a qualifié le Président de l’assemblée nationale en ajoutant que « le Chef de l’Etat a tranché. Il ne me revient donc pas de faire vainement perdurer la polémique ».

Guillaume Soro a donc décidé de s’en tenir à la décision du Président Alassane Ouattara qui est celle de s’entretenir  avec les autorités nouvellement élues au Burkina Faso.

Des preuves à établir

La conversation téléphonique diffusée sur Internet qui aurait eu lieu lors du putsch de septembre dernier à Ouagadougou n’a toujours pas été authentifié. Dans cet élément sonore, l’on entend deux hommes discuter de la manière de soutenir le coup d’Etat du général Gilbert Diendéré et selon Mediapart à l’origine de la diffusion, il s’agirait d’une conversation entre Guillaume Soro et Djibril Bassolé, actuellement en prison à Ouagadougou.
                




CI-Mandat d’amener : Le discours tranchant de Soro Guillaume devant le parlement

Soro Guillaume
Début Décembre, un mandat d'amener, un mandat d'amener avait été délivré contre le Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire par la juge d'instruction parisienne Sabine Khéris. Il était alors convoqué en qualité de témoin assisté dans l"affaire de la plainte de Michel Gbagbo, fils de l'ex-président Gbagbo. Un mandat d'amener aussitôt annulé après avoir suscité la gronde des institutions ivoiriennes. Ce vendredi face au parlement, Soro Guillaume a tenu un discours clarifiant et tranchant.
Depuis son retour de la COP21, à Paris, le Président de l’Assemblée nationale n’avait tenu de discours public sur le mandat d’amener émis contre lui. Ce vendredi, lors de la clôture de la deuxième session ordinaire 2015, le numéro deux du pays a réagi en éclairant la lanterne des ivoiriens. Pour lui, il s’agit d’une humiliation envers sa personne. « j’ai été meurtri par toutes ces cabales qui m’ont frappé de plein fouet. Ces cabales ont fait naître la rumeur. Réfuter une rumeur ? Bien difficile, voire impossible, tant elle se répand comme un cancer généralisé comme si le médisant avait le diable sur la langue, comme si celui qui l’écoute avait le démon à l’oreille. »
Le Président de l’assemblée dénonce à travers cet acte de la juge française un outrage fait à son pays. « Comment comprendre que, bénéficiant de l’immunité absolue, une telle démarche puisse être engagée ! Cela est incompréhensible et relève d’un abus de pouvoir que je dénonce. Muni d’un ordre de mission régulier de l’Assemblée nationale, la juge ne pouvait m’opposer un tel mandat. C’est un outrage fait à la Représentation nationale, à nos Institutions et à notre Nation. La législation et la jurisprudence française en matière de protection de l’immunité diplomatique ainsi que de l’immunité juridictionnelle sont sans appel pourtant. » a-t-il martelé. «Si j’avais cédé, et permis que la Juge française perfore mon immunité, j’aurais créé là une jurisprudence, livrant du coup tous les officiels ivoiriens et africains éventuellement au même sort. Je suis fier d’avoir résisté pour mon pays et pour l’Afrique. » Pour Soro Guillaume, il s’agit là d’une résistante pour le respect de la Côte d’Ivoire.

Un discours à écho favorable
C’est sous un standing ovation que les députés ont salué l’attitude et le discours battant du Président de l’Assemblée Nationale.
« Le Président Soro est un homme de combat. Il n’acceptera jamais qu’on humilie la Côte d’Ivoire et nous aussi » Député Kouakou Ouattara.
« Il a montré que la procédure n’est pas normale et il a donc résisté et pour  nous c’est une fierté» député Camille Akoun.
« Le silence était assourdissant. Nous ne savions pas depuis une semaine sur quel pied danser. Nous avons maintenant écouté sa version et pour ma part, je suis satisfaite » député yasmina Ouegnin.  
C’est un Guillaume Soro « serein et absolument serein » qui a mis fin à la deuxième session ordinaire de l’année 2015.

vendredi 18 décembre 2015

PARLEMENT IVOIRIEN : 18 projets de loi adoptés

Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire
Vendredi 18 Décembre 2015, date significative à l’Assemblée Nationale ivoirienne. Elle venait, par la voix de son Président Guillaume Soro, de clore la deuxième session ordinaire de l’année 2015 avec pour bilan l’adoption de 18 projets de lois.

Ce sont au total dix-huit lois comportant des lois de ratification d'ordonnance et d'importants textes qui ont été adoptés à la fin des travaux et activités législatives menés lors de la deuxième session ordinaire de l’année 2015.

Cette séance législative a permis le vote de la loi portant budget de l’Etat pour l’année 2016. Un budget évalué à près de 6 mille milliards soit  5813 332 029 615 Fcfa.

Parmi les lois votées à l’hémicycle figure également des lois de ratification d’ordonnances. Ce sont entre autres l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée et réduction de droits et taxes de douanes sur l’acquisition de matériels informatiques, de tablettes électroniques et de téléphones portables ; le bénéfice des avantages incitatifs du régime d’agrément à l’investissement du Code des Investissements à la création et au développement d’activités de grands centres commerciaux ; la légalisation du régime fiscal et douanier de la Convention de concession pour la conception, le financement, la réalisation et l’exploitation d’un système de transport ferroviaire urbain et sub-urbain de personnes dans le District d’Abidjan et la création de l’Agence nationale pour l’insertion et l’emploi des jeunes dénommée Agence Emploi Jeunes ; « Des lois de ratification d’ordonnances importantes prises par le Gouvernement dans le cadre de la conduite de sa politique économique » selon  Soro Guillaume Président de l’Assemblé nationale.

Pour le député Konaté Aboubacar il y a un intérêt pour les ivoiriens et des retombés positives derrière ces lois car elles ont été passés au peigne fin. « Nous avons constaté avec le Président de l’Assemblé Nationale que l’économie se porte bien et donc le budget a été revue à la hausse par rapport aux avancées économiques » a ajouté le député de San-Pédro.
Des textes d’une importance capitale pour la population ivoirienne car ils visent à améliorer les conditions de vie de celle-ci et de favoriser l’emploi durable et décent.

Quant à la réforme constitutionnelle proposée par le Président Alassane OUATTARA, elle est attendue dans les prochains mois, pour l’heure la question ne fait pas débat à l’Assemblée car il est clair dans les esprits que la constitution n’est pas fermé mais ouverte en fonction des réalités sociales.



mercredi 28 octobre 2015

Côte d’Ivoire-Présidentielle 2015: Large victoire du Président Alassane Ouattara

Alassane Ouattara lors d'un meeting
A 73 ans Alassane Ouattara est réélu à la tête du pays après avoir obtenu 2 118 229 voix sur 3 330 000 votants soit 83,66% des suffrages exprimés lors du scrutin présidentiel du 25 Octobre. C’est l’annonce faite ce mercredi 28 Octobre par la Commission Electorale Indépendante (CEI) qui a établi à 54,63% le taux de participation à ce scrutin.


Il le demandait depuis des mois et il l'a finalement obtenu : un second mandat. Les ivoiriens ont accordé un deuxième mandat au Président Alassane Ouattara pour qu'il, disent-ils, acheve l’œuvre gigantesque entamé depuis cinq ans.

Pour la majorité des ivoiriens « les résultats reflètent la réalité sociale du pays » et pour les populations pro-Ouattara il s’agit d’une victoire sans surprise « il a travail, ce n’était pas mauvais, c’était donc normal qu’il soit reconduit ».

Le président exprimé ce mercredi "sa fierté et sa joie" de servir à nouveau le peuple ivoirien. Il a également salué l’ancien Président Henri Konan Bédié son ancien adversaire en 2010, qui a su rallié son parti le PDCI à sa cause dès le premier tour. Pour Alassane Ouattara « ces 83,66% tournent définitivement  la page de la violente crise politique que le pays a traversé en 2010 ».

Une large victoire salué par les six candidats malheureux à cette élection d’Octobre 2015 qui ont tous reconnu leur défaite.  Pascal Affi N’Guessan du FPI, parti de l’ex-Président Laurent Gbagbo, a obtenu 9, 29% des suffrages. Quant à « L’irréductible » Konan Kouadio Bertin, candidat indépendant dissident du PDCI, qui vient à la troisième place, il a enregistre 3, 88% des suffrages. Les autres prétendants à la magistrature suprême, ils sont à moins de 1%.

c'est donc une confiance renouvelée qui permet au gouvernement Ouattara de terminer son ouvrage à volet socio-économique et d’entamer les grands chantiers qui suscitent l'attention des ivoiriens. Il s’agit de  la réconciliation, de la justice et de la réforme de l’armée. De gros dossiers qui doivent être à la hauteur de l'attente des Ivoiriens et qui devraient donc mettre le pays sur la voie de la normalisation politique.


samedi 17 octobre 2015

Présidentielle en Guinée : Alpha Condé élu au 1er tour


Alpha Condé
Le Président sortant Alpha Condé a été déclaré vainqueur du scrutin du 11 Octobre en Guinée avec  57,85% selon les résultats provisoires de la présidentielle de 2015 proclamés ce samedi 17 Octobre par la CENI, la commission électorale nationale indépendante.

C’est ce que certains appellent un coup K.O dès le premier tour. Alpha Condé, candidat du RPG arc-en-ciel a obtenu la majorité absolue au premier tour du scrutin avec  2, 3 millions de voix sur 92 % des six millions d’inscrits soit 57,85% suffrages exprimés. Une victoire écrasante face à son principal adversaire de l’UFDG, Cellou Dallein Diallo qui enregistre  31,44% des suffrages. Loin derrière, le candidat de l’UFR Sydia Touré a obtenu lui 6,01%.
Le Président Alpha Condé rempile donc pour un second mandat après une élection placée sous haute-tension  avec un fort taux de participation de 68,46%. Une défaite donc qui passe difficilement pour l’opposition. Elle dénonce une mascarade électorale  de la CENI et  crie à la fraude massive. Le Collège de sept candidats a déjà décidé de ne pas reconnaître les résultats de ce scrutin.

« Je ne ferai pas non plus de recours auprès de la Cour constitutionnelle. J’inviterai, le moment venu, les autres candidats et tous les citoyens qui sont les vraies victimes de ce hold-up électoral à organiser, conformément à la loi, des manifestations pacifiques pour exprimer notre indignation et protester contre ce grave déni de démocratie. En attendant, je demande à tous les Guinéens de faire preuve de retenue et d’éviter toute forme de violence  », a déclaré à la presse le chef de l’opposition guinéen, Cellou Dalein Diallo à la mi-journée de ce Samedi.

Pour l’heure c’est un calme précaire qui règne à Conakry en attendant la validation des résultats par la cour constitutionnelle.

( Avec rfi)

mercredi 14 octobre 2015

Bénin : Mathieu Kérékou a tiré sa révérence

Mathieu Kérékou, ex-Président  du bénin
L’ex-président béninois Mathieu Kérékou  est décédé le mercredi 14 Octobre 2015 au Bénin,  a-t-on appris de source officiel. Le Président Boni Yayi a aussitôt décrété une semaine de deuil national avec la mise en berne des drapeaux.


L’ancien président du Bénin s’en est allé ce mercredi 14 Octobre 2015 à l’âge de 82 ans. Ancien dictateur, Mathieu Kérékou a dirigé le Bénin à deux reprises de 1972 à 1990 par un putsch militaire et de 1996 à 2006 par les voies des urnes.  
Deux ans après son arrivée au pouvoir en 1972, l’homme fort du pays impose le marxisme-léninisme au peuple béninois avec un parti unique. Le régime du général Mathieu Kérékou se transforme alors en une dictature féroce réprimant les opposants et les intellectuels obligés de s’exiler dans d’autres pays. A la fin des années 1980, le « Caméléon » l’a-t-on surnommé est confronté à une vague de contestations sociales. Il met fin au parti unique et  convoque une conférence nationale souveraine en février 1990. A l’issue de ce conclave national, une élection multipartite est organisée en 1991 et enregistre la victoire de Nicéphore Soglo, alors nouveau Président du Bénin.
Cinq ans après, Mathieu Kérékou revient au pouvoir par les urnes en 1996 et il se verra réélu en 2001 pour un second mandat de cinq ans.


 Depuis 2006 Mathieu Kérékou vivait tranché dans sa région natale de Natitingou au Nord-Ouest du pays jusqu’à l’annonce de son décès. Une haute figure dans l’histoire post-coloniale et politique du Bénin. Son nom est devenu synonyme de la démocratie, l’homme ayant présidé à la première transition réussie, en Afrique, de la dictature militaro-marxiste à un régime présidentiel multipartite. Aujourd’hui le peuple béninois pleure la mort de leur grand homme: Mathieu Kérékou.

dimanche 11 octobre 2015

Présidentielle 2015 en Côte d’Ivoire : un 2ème candidat de l'opposition se retire de la compétition

Mamadou Koulibaly- abidjan.net
Mamadou Koulibaly, Président du parti de l’opposition  LIDER (Liberté et Démocratie pour la République), membre de la Coalition National pour le Changement (CNC) ne participera pas à l’élection présidentielle du 25 Octobre. Il l’a annoncé le vendredi 9 Octobre, jour du démarrage de la campagne électorale, pour des raisons d’irrégularités dans le processus électoral.


Il a choisi les réseaux sociaux pour annoncer à ses sympathisants et au monde le retrait de sa candidature à l’élection présidentielle prévu dans treize jours. Mamadou Koulibaly déclare « Je ne participerai pas à ces élections truquées. L'état de  droit pour les pays riches & un règne d'autocrate pour les pauvres ivoiriens? Non ».

Un aveu de défaite ou une réelle raison valable de la part de l’ancien président de l’Assemblée Nationale ivoirien ? La question demeure mais le Président du parti LIDER dit voir « une élection ivoirienne délibérément sabotée par ceux-là mêmes qui ont le devoir de l’organiser démocratiquement ».

Toutefois le candidat du LIDER dit mener la campagne électorale, ouverte le jour même de son retrait, pour promouvoir davantage les idéaux de son parti.

En suspendant sa participation à l’élection, Mamadou Koulibaly devient le deuxième candidat en lice à se désister. Amara Essy, ancien ministre des affaires étrangères et également membre de la CNC l’avait fait pour les mêmes raisons d’irrégularités dans l’organisation électorale.

Ils sont à présent huit candidats à briguer la magistrature suprême. Huit candidats en lice dont deux femmes que les ivoiriens devront départager dans les urnes au jour du 25 Octobre.

                                                                                                                                                                                       

Turquie : double attentat-suicide à Ankara

Attentat-suicide à Ankara le 10 octobre 2015    
97 morts et de centaines de blessés, c’est le bilan officiel des attentats qui ont secoué la capitale Turque ce samedi lors d’une manifestation pacifique de l’opposition.



C’est en pleine manifestation pacifique à la gare d’Ankara menée par des organisations  et parti opposés au Président Erdogan que deux bombes ont explosée ce samedi 10 Octobre. Bilan macabre de ce double attentat-suicide : 97morts et une centaine de blessés selon les autorités turques et 128 morts selon l’opposition. La panique s’installe alors dans  les rangs des manifestants et la situation vire aux affrontements. Les rescapés reprochent à coups de poings et de bâtons l’inaction des forces de l’ordre déployées sur le lieu de la manifestation. Le ministre de la santé diligenté sur le lieu du drame a été hué à son arrivée.

Pour le gouvernement turc il s’agit d’attentats kamikazes visant à semer le trouble à trois semaines des élections législatives anticipées prévu le 1 er Novembre 2015. Trois pistes sont explorées même si aucune revendication n’a encore été faite : Celles de l’Etat islamique, du PKK, parti des travailleurs du Kurdistan et le Front révolutionnaire de libération du peuple.

Trois de deuil national a été décrété et un rassemblement  a eu lieu le lendemain à Ankara en hommage aux victimes du double attentat.

samedi 10 octobre 2015

Guinée-Présidentielle 2015 : 2 morts à Conakry à JJ-2 du scrutin

Violences dans les rues de Conakry.
La mouvance présidentielle et l’opposition à hue et à dia sur la tenue du scrutin du 11 Octobre. Un niet du Président Alpha Condé à reporter l’élection prévue dans 2 jours comme le demande l’opposition guinéenne qui dénonce des irrégularités dans le processus électoral. Une situation qui s’en est suivi de violences à Conakry.



Au dernier jour de campagne électorale en Guinée, des affrontements ont eu lieu dans les rues de la capitale avec en compte deux morts et de nombreux blessés.  A l’origine, une tension entre partisans du RPG (parti au pouvoir) et ceux de l’opposition sur  le report du scrutin.

Les sept candidats en lice au côté du Président sortant dénoncent des irrégularités dans le processus électoral. Cellou Dallein DIALLO, principal adversaire d’Alpha Condé évoque des cas de fraudes dont le trucage des listes de vote. Une demande de report rejetée par le Président Alpha Condé qui s’est vu annuler son dernier meeting prévu à Conakry pour des raisons de sécurité.

Pour l’heure, les appels au calme et à la retenue se multiplient à l’approche du scrutin du dimanche 11 Octobre. Environ 6 millions de guinéens sont appelés à réélire ou élire leur candidat.

PRIX NOBEL DE LA PAIX 2015 : la société civile tunisienne à l’honneur

Le Quartet tunisien
Le Quartet du « Dialogue National Tunisien » s’est vu attribué le vendredi 9 Octobre le prix Nobel de la Paix de l’année 2015 pour sa participation dans le  processus démocratique de dialogue en Tunisie en 2013 alors que le pays était dans l’impasse politique.


Il figurait certes parmi les  273 nominés mais il était loin derrière le Pape François ou encore la chancelière allemande Angela Merkel, annoncés favoris du prix Nobel de la Paix 2015. Le Quartet, partie prenante de la société civile tunisienne a créé la surprise ce vendredi 9 Octobre 2015 lorsque le prestigieux prix Nobel lui a  été décerné.

Le Quartet regroupe quatre grandes organisations dont l’UGTT (l’Union générale des travailleurs tunisiens), l’Utica (organisation patronale), l’ONAT (organisation nationale des avocats tunisiens) et la LTDH (Ligue tunisienne des droits de l’homme). Ils ont mené le dialogue national pendant la crise politique et institutionnelle en Tunisie.

En 2013, les députés et hommes politiques Chokri Belaid et Mohamed Brahmi sont respectivement assassinés le 06 Février et 26 Juillet. C’est le choc. Les députés se retirent de l’Assemblée Nationale pour occuper la place du Bardo. For conscient de la gravité de la situation, le Quartet se propose alors d’établir une feuille de route de sortie de crise. Négociations sur négociations durant des mois, cette implication accouche d’une nouvelle constitution et d’un accord sur la formation d’un nouveau gouvernement de technocrates.
Une implication aujourd’hui salué par le prix Nobel de la paix. Une attribution à valeur d’encouragement pour la société civile tunisienne selon Mohamed Fadhel Mahfoudh, bâtonnier de Tunis et porte-parole du Quartet  «C’est la consécration de tout un processus en vue de la transition démocratique, de toute la société civile tunisienne. Cela permet de dire encore une fois que tous les différends politiques peuvent être réglés par le compromis ».

Un prix qui sonne comme un espoir pour la Tunisie, berceau du printemps arabe. Le pays vit depuis un certain temps dans la menace terroriste après les attentats du musée du Bardo et de Sousse qui ont effondré l’économie tunisienne.

vendredi 29 mai 2015

Economie-BAD: Le nigérian Akinwuni Adesina à la tete de la BAD

Akinwuni Adesina
Le ministre de l'agriculture du Nigéria, Akinwuni Adesina vient d'être élu président de la Banque Africaine de Développement ce 28 mai à Abidjan lors des assises annuelles de l'institution.





Huitième président, il est le nouveau visage de la BAD. Akiwuni Adesina, 55 ans, actuel ministre fédéral de l'agriculture et du développement rural du Nigéria, vient d'être placé à la tete de l'institution : la Banque Africaine de Développement . Face aux sept autres candidats venus des quatre coins de l'Afrique, le nigérian l'a remporté avec 58,1 % des voix. Il est suivi du nigérien Bedoumra avec 31,6 % et 10,27 % pour la cap verdienne Christine Duarté en troisième place.

 Elu par les quatre vingt gouverneurs de l'institution au terme de six tours de scrutin, le nouveau président  s'est dit satisfait du processus électoral. " Tout a été fait dans une élection extrêment transparente. Nous sommes fier de l'organisation de ce genre d'élection" a t-il déclaré à l'issu du vote. 

Akinwuni Adesina, agroéconomiste pragmatique est décrit comme un maillon essentiel entre l'espace anglophone et francophone, succède ainsi au rwandais Donald Kaberuka en poste depuis 2005 et dont le bilan est quasiment jugé positif. 

Dans les années à venir, l'instution économique entend soutenir les Etats fragiles en terme d'économie, accroître la production agricole et la compétitivité entre les Etats africains, et enfin mettre en valeur la question du genre à travers l'entreprenariat féminin.

Alors que ces assises annuelles, coincidant avec le cinquantenaire de l'instituution, prendront fin le vendredi 29 mai, Akinwuni Adesina prendra les commandes de la BAD que seulement le 01 Septembre 2015.

samedi 2 mai 2015

Togo-Présidentielle : Victoire controversée pour Faure Gnassimgbé


Président togolais Faure GNASSIMGBE
Le Président sortant Faure Gnassimgbé vient d’être désigné (58,75% des suffrages) par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à l’issu du scrutin présidentiel du 25 Avril 2015. Mais l’opposition dénonce des résultats frauduleux. Son principal adversaire Jean-pierre Fabre (34,95%) s’autoproclame nouveau Président du Togo. Une victoire visiblement controversée.

C’est la guerre des tranchées sur les réseaux sociaux au lendemain du scrutin du 25 avril. Partisans du Président Faure Gnassimgbé et de l’opposant Jean-pierre Fabre sont à couteaux tirés sur la possible victoire du président sortant comme laisseraient croire les résultats partiels annoncés. Au final, la Ceni, la Commission électorale nationale indépendante a proclamé vainqueur, à titre provisoire de cette élection présidentielle avec 58,75% des suffrages, le candidat sortant Faure Gnassimgbé, 48ans, au pouvoir depuis 2005. Son principal adversaire Jean-pierre Fabre qui a obtenu 34,95% des suffrages exprimés dit ne pas reconnaitre sa défaite. Il soutient que les résultats compilés par le centre informatique de Cap 2015, Combat pour l'alternance pacifique, la coalition qui a soutenu sa candidature, le déclare vainqueur.

L’opposition dénonce des fraudes anticipées.

C’est une opposition, la principale formée par Jean-pierre Fabre, qui au lendemain de la proclamation des résultats provisoires par la Ceni, ne reconnait pas la victoire du Président sortant. "Sans les résultats des Commissions électorales locales indépendantes (Celi) litigieuses, nous sommes victorieux" a déclaré l'opposant Jean-Pierre Fabre lors d’une conférence de presse tenue à Lomé soulignant que "cet énième coup de force ne passe pas". Pour le CAP 2015, la réélection de Faure Gnassingbé constitue un "coup de force électoral planifié de longue date et exécuté avec des procès-verbaux contenant des résultats préfabriqués".
Le ministre de l'Administration du territoire Gilbert Bawara appelle le chef de file à fournir des preuves de ces « allégations de fraudes ».Pour l’heure, Jean-Pierre Fabre a déclaré être le président élu du Togo.

Une élection libre et transparente pour l’observatoire électorale

Les différentes missions d'observation électorale (Union africaine, Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, Concertation nationale de la société civile) ont estimé le scrutin libre et transparent et n'ont pas signalé de fraudes.
Pour l'ONU, si la réélection de Faure Gnassingbé peut-être contestée, il faut qu'elle le soit dans les règles constitutionnelles.
Les togolais sont dans l’attente de la validation des résultats définitifs par la cour constitutionnelle.

Le taux d’abstention s'élève à 40,01 %, contre 35,32 % lors de la précédente présidentielle de 2010.

samedi 25 avril 2015

Sénégal-Kédougou : La fermeture des sites d’orpaillages, un "handicap" pour les populations de Tomboronkoto

Orpailleuses de Tomboronkoto, Kédougou
Kédougou, une région située à 700 km de la capitale sénégalaise. Elle est plus connue pour sa zone aurifère. L’orpaillage traditionnel est une activité qui existe depuis belles lurettes dans les sites miniers. Depuis des décennies, les populations locales y accordent une grande importance, une source de revenu selon elles. Mais pour les autorités cela entraine une baisse des activités agricoles et un désordre dans les sites d’orpaillages. Une situation que le Chef d'Etat du Sénégal , Macky SALL, entend régulariser.


Indignée, c’est avec un visage révolté que Mansata Keita, orpailleuse à Tomboronkoto, s’en prend aux autorités publiques. La quinquagénaire déplore avec ténacité la fermeture, selon un arrêté ministériel, des « diouras », sites d’orpaillages à Kédougou. « Nous avons trouvé nos aïeux dans l’extraction de l’or et des métaux précieux des puits. Nous faisons de même et c’est notre source de revenus. C’est avec cette activité que nous nourrissons nos familles et envoyons nos enfants à l’école et à l’hôpital. Alors pourquoi l’Etat nous en prive ?» s’est indignée Mansata Keita devant nos caméras. Soutenu par un groupe de femmes à ses côtés, l’orpailleuse affirme que « l’exploitation minière est plus rentable que l’agriculture dans les zones aurifères. Elles n’ont donc pas l’intention de la délaisser même en période hivernale.»

C’est le désarroi chez les orpailleurs depuis la fermeture des sites d’orpaillage. Lors du conseil des ministres du 17 avril dernier délocalisé à Kédougou, le Président Macky Sall a décidé de fermer les sites d’orpaillage pendant l’hivernage. Objectif : réorganiser le secteur minier pour une bonne gestion et relancer l’agriculture en perte de valeurs dans ces zones aurifères du sud est du Sénégal. Une décision qui ne sied pas aux orpailleurs. Par ailleurs des Groupements d’Intérêts Economiques (GIE) et des policiers sont déployés sur les sites d’orpaillage notamment celui de Tomboronkoto pour assurer et vérifier le respect de cet arrêté ministériel.

Pour le président de la fédération des orpailleurs de Kédougou, les autorités publiques doivent tenir compte de leurs conditions de vie et les impliquer dans les prises de décisions. Mamadou Dramé sollicite ainsi les autorités pour des attributions de couloirs officiels pour l’exploitation minière réglementaire au profit des populations démunies.

D.S

Guinée -Elections : Poussée de violence à Conakry.

Des manifestants dans les rues de Conakry
Depuis des semaines, des manifestations émaillées de violences se multiplient dans les quartiers de Conakry, la capitale. Pour cause : le calendrier électoral proposé par la Ceni, la commission électorale nationale indépendante. L’opposition appelle ses partisans à manifester dans tout le pays.



Des manifestants laissant éclater leur colère contre le gouvernement par  des jets de pierres face à la police. Des boutiques fermées, des routes bloquées et des scènes de violences dans les rues de la banlieue de Conakry.  Le dernier bilan en date fait état d’un mort et d'une quizaine de bléssés. A l’issue de ces manifestations, une trentaine de militants ont été interpellées.  Les partisans de Cellou Dalein Diallo répondaient à une mobilisation de grande ampleur lancée par l’opposition guinéenne.

Une opposition déterminée

L’opposition souhaite la modification à tout prix du calendrier électoral. Cette dernière exige la tenue des élections communales avant la présidentielle . Elle craint une tentative de fraudes massives lors de la présidentielle dans les circonscriptions gérées par  les exécutifs communaux provisoires, désignés par le pouvoir faute de scrutin à cet échelon depuis 2005. Selon le chef de file de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, Alpha Condé refuse d'organiser un scrutin local avant la présidentielle par crainte d'une défaite qui jetterait le doute sur sa réélection.

Le niet d’Alpha Conde

Le gouvernement d’Alpha Condé rejette  cette proposition de l’opposition. « La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a présenté un chronogramme que tout le monde a vu. Avec toute la meilleure volonté du monde, la Commission a démontré qu’on ne pouvait techniquement organiser les élections communales avant 2015 » a expliqué le chef d’Etat guinéen lors de sa visite d’Etat à Paris.
« Même si on voulait organiser les élections municipales, ce ne serait pas possible avant 2016. Or l'élection présidentielle reste tout de même le scrutin principal avec une date impérative fixée par la Constitution », a-t-il  déclaré en substance.
Le dialogue est quasiment rompu entre le gouvernement guinéen et l’opposition. Toutefois, Le Chef de l’Etat affirme être ouvert au dialogue mais à condition qu’il règne un calme.

 D.S