vendredi 23 mai 2014

Démocratie participative par les réseaux sociaux : Charles SANCHEZ « Il y a eu très peu de débats de fond sur l’acte III au sommet de l’Etat »

Charles SANCHEZ
 Le web social a introduit de nouveaux moyens d’expression populaires. En effet, si Internet et les réseaux sociaux sont de puissants outils de promotion commerciale, ils sont désormais utilisés comme tribune de débat public au service d’une démocratie plus participative. Charles Vieira SANCHEZ, chargé de programme Senior à Article 19 Sénégal/Afrique de l’Ouest, est actif sur les réseaux sociaux. Il encourage le dialogue et la participation citoyenne à l’action publique à l’aide de ceux-là notamment Facebook et Twitter.

On parle de promotion de la démocratie participative par les réseaux sociaux, quelle est votre méthode à ce sujet ?
Je dirais que je n’ai pas la prétention de penser que j’utilise les réseaux sociaux pour promouvoir la démocratie participative mais plutôt pour partager (souvent à chaud) mes réflexions sur des sujets de société. J’essaie à partir de mes publications, de montrer aux uns et aux autres qu’on a tous des points de vue et qu’ils comptent. Nous devons forger notre propre opinion, c’est important. Je cherche à libérer la parole car la liberté d’expression renforce la démocratie ! Ma conviction est que toutes les informations diffusées volontairement ou involontairement aux centaines de personnes modifient la construction de leur identité.
Les Sénégalais sont-ils nombreux à y participer de manière active ?
Il est très difficile de déterminer le nombre exact de sénégalais qui participent de manière active au débat sur les sujets sociétaux de manière générale. Le débat est souvent clivé. D’autre part, on a l’impression que seuls les journalistes ont la légitimité d’interroger les citoyens sur les sujets qui interpellent la citoyenneté ou la gouvernance publique. A ce titre, il appartient aux spécialistes d’y répondre. C’est lié à l’élitisme bien propre au Sénégal. Aussi, beaucoup de gens sont sur les réseaux sociaux pour le « fun ». Pour ma part, je crois qu’il faut être intéressé par les deux aspects : le côté ludique mais aussi un côté citoyen voire militant où on interpelle les autorités sur les problèmes de la cité.

Sur le plan politique, que proposent les citoyens avec la réforme territoriale de l’acte III de la décentralisation?
A ma connaissance, il n’y a pas eu beaucoup de débats sur l’acte III de la décentralisation. Quelques hommes politiques, dont je suis les pages, en ont parlé mais le débat n’était pas forcément bien posé. Car nombreux sont ceux qui abordent le sujet sans aller au fond. Il en est de même pour les citoyens. Je crois qu’il y a eu très peu de débats de fond sur cette réforme territoriale même au niveau des autorités publiques qui donnent l’impression de ne pas être totalement convaincues par cette réforme.
Les autorités prennent-elles en compte cette participation en ligne en traitant les préoccupations soulevées ?
Les autorités prennent en compte la participation citoyenne si celle-ci relève d’une masse critique et qu’elle « sort du virtuel » pour s’engager dans le combat réel. Le dernier exemple en date est la fameuse campagne #Nonaumur où la mobilisation a commencé sur les réseaux sociaux et s’est poursuivie par des actions concrètes de protestation. Cette démocratie participative a permis, dans ce cas, aux pouvoirs publics de corriger leurs égarements.
Quel est l’impact sur le comportement des sénégalais ?
Je vois que les sénégalais ont une plus grande liberté de ton. C’est important et ça renforce la liberté d’expression dans le pays. Beaucoup de gens pensent qu’il faut imposer des limites. Mais à bien creuser, celles-ci sont souvent des couteaux à double tranchant dont les pouvoirs se servent pour museler la presse et les libertés individuelles. De toute façon, la jurisprudence considère aujourd’hui que la liberté d’expression constitue l’un des fondements essentiels d’une société démocratique, l’une des conditions primordiales de son progrès et de l’épanouissement de chacun. C’est à cela que doit servir l’impact des réseaux sociaux dans la démocratie participative sénégalaise, autrement dit renforcer les fondements de la démocratie sénégalaise.

Violent affrontement entre les forces de l'ordre et les étudiants de l'UCAD: 135 blessés, 62 arrestations

Des affrontements ont eu lieu ,ce mercredi 21 mai au campus de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar, entre les forces de l'ordre et les étudiants. certains étudiants ont été touchés avec des balles à blanc.le bilan: 135 blessés dont 27 fractures, 62 arrestations, 73 ordinateurs saccagés. Les étudiants revendiquent une amélioration des conditions de vie, le paiement des bourses et le master pour tous. Sur le plateau de la RTS, Mary Teuw Niane menace d'exclure les étudiants arrêtés.


dimanche 4 mai 2014

Vidéo: sketch sur la liberté de la Presse

A l'occasion de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse 2014 ,la troupe " Espoir de la Banlieue" a fait un sketch portant sur la liberté de la Presse.