vendredi 29 mai 2015

Economie-BAD: Le nigérian Akinwuni Adesina à la tete de la BAD

Akinwuni Adesina
Le ministre de l'agriculture du Nigéria, Akinwuni Adesina vient d'être élu président de la Banque Africaine de Développement ce 28 mai à Abidjan lors des assises annuelles de l'institution.





Huitième président, il est le nouveau visage de la BAD. Akiwuni Adesina, 55 ans, actuel ministre fédéral de l'agriculture et du développement rural du Nigéria, vient d'être placé à la tete de l'institution : la Banque Africaine de Développement . Face aux sept autres candidats venus des quatre coins de l'Afrique, le nigérian l'a remporté avec 58,1 % des voix. Il est suivi du nigérien Bedoumra avec 31,6 % et 10,27 % pour la cap verdienne Christine Duarté en troisième place.

 Elu par les quatre vingt gouverneurs de l'institution au terme de six tours de scrutin, le nouveau président  s'est dit satisfait du processus électoral. " Tout a été fait dans une élection extrêment transparente. Nous sommes fier de l'organisation de ce genre d'élection" a t-il déclaré à l'issu du vote. 

Akinwuni Adesina, agroéconomiste pragmatique est décrit comme un maillon essentiel entre l'espace anglophone et francophone, succède ainsi au rwandais Donald Kaberuka en poste depuis 2005 et dont le bilan est quasiment jugé positif. 

Dans les années à venir, l'instution économique entend soutenir les Etats fragiles en terme d'économie, accroître la production agricole et la compétitivité entre les Etats africains, et enfin mettre en valeur la question du genre à travers l'entreprenariat féminin.

Alors que ces assises annuelles, coincidant avec le cinquantenaire de l'instituution, prendront fin le vendredi 29 mai, Akinwuni Adesina prendra les commandes de la BAD que seulement le 01 Septembre 2015.

samedi 2 mai 2015

Togo-Présidentielle : Victoire controversée pour Faure Gnassimgbé


Président togolais Faure GNASSIMGBE
Le Président sortant Faure Gnassimgbé vient d’être désigné (58,75% des suffrages) par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à l’issu du scrutin présidentiel du 25 Avril 2015. Mais l’opposition dénonce des résultats frauduleux. Son principal adversaire Jean-pierre Fabre (34,95%) s’autoproclame nouveau Président du Togo. Une victoire visiblement controversée.

C’est la guerre des tranchées sur les réseaux sociaux au lendemain du scrutin du 25 avril. Partisans du Président Faure Gnassimgbé et de l’opposant Jean-pierre Fabre sont à couteaux tirés sur la possible victoire du président sortant comme laisseraient croire les résultats partiels annoncés. Au final, la Ceni, la Commission électorale nationale indépendante a proclamé vainqueur, à titre provisoire de cette élection présidentielle avec 58,75% des suffrages, le candidat sortant Faure Gnassimgbé, 48ans, au pouvoir depuis 2005. Son principal adversaire Jean-pierre Fabre qui a obtenu 34,95% des suffrages exprimés dit ne pas reconnaitre sa défaite. Il soutient que les résultats compilés par le centre informatique de Cap 2015, Combat pour l'alternance pacifique, la coalition qui a soutenu sa candidature, le déclare vainqueur.

L’opposition dénonce des fraudes anticipées.

C’est une opposition, la principale formée par Jean-pierre Fabre, qui au lendemain de la proclamation des résultats provisoires par la Ceni, ne reconnait pas la victoire du Président sortant. "Sans les résultats des Commissions électorales locales indépendantes (Celi) litigieuses, nous sommes victorieux" a déclaré l'opposant Jean-Pierre Fabre lors d’une conférence de presse tenue à Lomé soulignant que "cet énième coup de force ne passe pas". Pour le CAP 2015, la réélection de Faure Gnassingbé constitue un "coup de force électoral planifié de longue date et exécuté avec des procès-verbaux contenant des résultats préfabriqués".
Le ministre de l'Administration du territoire Gilbert Bawara appelle le chef de file à fournir des preuves de ces « allégations de fraudes ».Pour l’heure, Jean-Pierre Fabre a déclaré être le président élu du Togo.

Une élection libre et transparente pour l’observatoire électorale

Les différentes missions d'observation électorale (Union africaine, Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, Concertation nationale de la société civile) ont estimé le scrutin libre et transparent et n'ont pas signalé de fraudes.
Pour l'ONU, si la réélection de Faure Gnassingbé peut-être contestée, il faut qu'elle le soit dans les règles constitutionnelles.
Les togolais sont dans l’attente de la validation des résultats définitifs par la cour constitutionnelle.

Le taux d’abstention s'élève à 40,01 %, contre 35,32 % lors de la précédente présidentielle de 2010.