![]() |
| Barack OBAMA et Raul CASTRO, le 17 décembre 2014 |
17
décembre 2014, une date qui restera gravée dans l’histoire de l’Amérique. Un moment historique entre le Cuba et les
Etats-Unis. Les deux pays ont normalisé leurs relations diplomatiques après la
libération, d’Alain Gross par le régime de Raul CASTRO. Le pays était sous
embargo depuis 1961.
Un véritable tournant historique: 53 prisonniers américains seront libérés à Cuba. Une ambassade des Etats-Unis sera ouverte d’ici les prochains mois à Cuba. L’allègement de certaines restrictions notamment les voyages entre les 2 pays.
Barack Obama devient ainsi le 1er sur les 11 Présidents américains à aller loin dans les relations entre cuba et les USA. Selon la maison blanche, une visite du Président Obama à Cuba n’est pas exclue. Toutefois, l’embargo sera définitivement levé après le vote du congrès américain.
C’est un virage à 180 degré: le ''dégel'' diplomatique entre la Havane et
Washington. Après 53ans de conflit ouvert et au blocus de Cuba, le Président
américain et son homologue cubain ont annoncé simultanément dans des discours
solennels la normalisation des relations
diplomatiques entre les 2 pays.
L’élément déclencheur de ce rapprochement historique
est d’abord le rôle crucial du pape François. Lors de sa visite le 27 mars
dernier au Vatican, Barack OBAMA s’est entretenu avec le pape sur le dégel des
relations entre les 2 pays. Un entretien qui a permis de mettre en place un
processus de rapprochement entre Cuba et Etats-Unis. L’une des conditions pour
arriver à cette reprise de dialogue aura été la libération par l'ile du détenu américain
Alain Gross (agent du service de renseignement américain), arrêté il y a 5 ans
pour espionnage au compte des Etat-Unis. Cela a déclenché ce véritable
tournant. En contrepartie 3 détenus cubains aux Usa ont été aussi libérés.
Pour le Président américain, il s’agit d’« un
nouveau chapitre au sein du système politique des nations d’Amérique ». A
travers ces changements, «Washington et La Havane souhaitent créer davantage d’opportunités pour les
américains et les cubains», a t-il dit lors de sa déclaration.
« Todos somos americanos [1]» ce
sont les mots utilisés par le Président américain pour annoncer le dégel des
relations diplomatiques entre les deux antagonistes. Cette annonce a été accueillie
avec surprise par les cubains abasourdis. La joie est aussi à son comble en
Floride, aux USA où vivent de nombreux cubains anti-castro. Au Vatican, le pape
François, dans une déclaration, salue une décision historique. Même réaction du secrétaire général de
l’ONU Ban-Ki-Moon, et régime "chaviste" de Nicolas MADUROS Président du
Venezuela. Par contre, certaines voix républicaines se sont faits entendre en
dénonçant un changement de politique des USA et en taxant Barack Obama d’être
laxiste avec les dictateurs.
(avec F24)



