mardi 21 janvier 2014

Le port d’arme blanche, interdit dans les lieux publics de Tiemeypeul

communauté rurale
Le Sous-préfet de l’arrondissement de Mbane, Oumar Dia a pris la décision d’interdire le port d’armes blanches dans les lieux publics dans la localité de Tiémeypeul (département de Dagana). Cela dans l’objectif de mieux prévenir les conflits récurrents, liés au foncier, opposant agriculteurs et pasteurs.

Mettre fin au conflit foncier entre pasteurs et agriculteurs dans le village de Tiémeypeul. Tel est le but fixé par le sous-préfet de Mbane, Oumar Dia, qui a pris la mesure d’interdire le port d’armes blanches dans les lieux publics de cette localité en proie à de nombreux cas d’altercations aux conséquences désastreuses. Ainsi, il a été constaté, durant les deux dernières campagnes agricoles, des rivalités liées au foncier entre éleveurs et cultivateurs à Tiémeypeul dans le département de Dagana. Cette situation s’explique par le fait que des troupeaux d’éleveurs, généralement confiés à des enfants inexpérimentés, envahissent les champs des agriculteurs favorisant, à cet effet, la divagation des cultures. Une situation qui plonge les propriétaires de ces champs dans tout leur état. Dès lors, ils réquisitionnent les troupeaux dans un enclos le temps de faire le constat des dégâts. Ce qui irrite les éleveurs, qui cherchent, à tout prix, à récupérer leur bétail.

A Tiemeypeul, ces cas d’incidents sont fréquents. Pire, chacun des deux camps adverses ne manque pas de faire usage aux armes blanches tels que des couteaux, des machettes pour neutraliser l’autre. Afin de concrétiser sa mesure, le sous-préfet, Oumar Dia a adopté comme démarche, l’installation de Comités de paix dans chaque village de la communauté rurale de Mbane afin de faire face à ces conflits. Presque toutes sensibilités sont représentées dans ce comité de veille, qui est composé de l’imam, du chef de village, des représentants des femmes et des jeunes, des parties concernées et d’un membre de la sous-préfecture. A en croire, le chef du village de Mbane, Matol Diop, les conflits entre agriculteurs et éleveurs se règlent souvent à l’amiable. Il explique qu’en cas de rivalités de bonnes volontés appellent les deux parties adverses autour d’une table afin de trouver un accord. Cependant, précise-t-il, « s’il n’y pas consensus, l’affaire sera portée devant la justice ». M. Diop n’a pas manqué de relever le rôle important joué par les comités de paix, qui, à son avis, a permis de prévenir beaucoup de conflits qui seraient liés à des questions foncières.