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| communauté rurale |
Le
Sous-préfet de l’arrondissement de Mbane, Oumar Dia a pris la décision
d’interdire le port d’armes blanches dans les lieux publics dans la localité de
Tiémeypeul (département de Dagana). Cela dans l’objectif de mieux prévenir les
conflits récurrents, liés au foncier, opposant agriculteurs et pasteurs.
Mettre fin au
conflit foncier entre pasteurs et agriculteurs dans le village de Tiémeypeul.
Tel est le but fixé par le sous-préfet de Mbane, Oumar Dia, qui a pris la
mesure d’interdire le port d’armes blanches dans les lieux publics de cette
localité en proie à de nombreux cas d’altercations aux conséquences
désastreuses. Ainsi, il a été constaté, durant les deux dernières campagnes
agricoles, des rivalités liées au foncier entre éleveurs et cultivateurs à
Tiémeypeul dans le département de Dagana. Cette situation s’explique par le
fait que des troupeaux d’éleveurs, généralement confiés à des enfants
inexpérimentés, envahissent les champs des agriculteurs favorisant, à cet
effet, la divagation des cultures. Une situation qui plonge les propriétaires
de ces champs dans tout leur état. Dès lors, ils réquisitionnent les troupeaux
dans un enclos le temps de faire le constat des dégâts. Ce qui irrite les
éleveurs, qui cherchent, à tout prix, à récupérer leur bétail.
A Tiemeypeul,
ces cas d’incidents sont fréquents. Pire, chacun des deux camps adverses ne
manque pas de faire usage aux armes blanches tels que des couteaux, des
machettes pour neutraliser l’autre. Afin de concrétiser sa mesure, le
sous-préfet, Oumar Dia a adopté comme démarche, l’installation de Comités de
paix dans chaque village de la communauté rurale de Mbane afin de faire face à
ces conflits. Presque toutes sensibilités sont représentées dans ce comité de
veille, qui est composé de l’imam, du chef de village, des représentants des
femmes et des jeunes, des parties concernées et d’un membre de la
sous-préfecture. A en croire, le chef du village de Mbane, Matol Diop, les
conflits entre agriculteurs et éleveurs se règlent souvent à l’amiable. Il
explique qu’en cas de rivalités de bonnes volontés appellent les deux parties
adverses autour d’une table afin de trouver un accord. Cependant, précise-t-il,
« s’il n’y pas consensus, l’affaire sera portée devant la justice ». M. Diop
n’a pas manqué de relever le rôle important joué par les comités de paix, qui,
à son avis, a permis de prévenir beaucoup de conflits qui seraient liés à des
questions foncières.
