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| SEM Pr Alpha Condé |
Officiellement la date prévue pour les élections législatives est fixée au 30 juin 2013. Mais le torchon brûle entre la mouvance présidentielle et l’opposition guinéenne. Le calendrier électoral est particulièrement contesté par l'opposition guinéenne. La date du 30 juin pour le scrutin a été fixée selon elle sans concertation. Ce dernier continue d'exiger un report du scrutin afin de permettre la tenue du dialogue politique, et ne renonce pas à ses marches malgré le grand nombre de morts enregistrés ces dernières semaines. De passage à Paris, Alpha Condé a tenu à remercier Abdou Diouf pour son implication dans le dialogue inter-guinéen au sujet des prochaines législatives.
Concernant la commission électorale
nationale indépendante (CENI), le Président dit:
« La Commission électorale nationale
indépendante (Ceni) de Guinée est la seule à pouvoir décider d'un report
éventuel des élections législatives prévues le 30 juin », a déclaré mercredi 12
juin, à Paris, le président Alpha Condé. « Les élections ne dépendent pas de
moi. Cela dépend de la Ceni. C'est la Ceni et les experts qui décideront de ce
qu'il faut faire », a poursuivi le chef de l'État, devant la presse, en
présence d'Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de
la Francophonie (OIF).
Waymark, l'épineux
dossier
L'opposition critique aussi le recours à
l'opérateur sud-africain Waymark chargé de préparer le fichier électoral,
qu'elle accuse de collusion avec le pouvoir. « L'opérateur sud-africain est
venu en Guinée en juin 2010. Moi, j'ai été élu président en décembre 2010. Il
est venu avec le premier président de la Ceni qui est décédé, moi je n'ai
jamais fait venir Waymark », s'est défendu Alpha Condé, interrogé sur ce point.
Il a précisé avoir fait publier le contrat avec Waymark et le chèque de
paiement, signés par le premier président de la CENI. « Toute la communauté
internationale dit que Waymark est très performant », a-t-il ajouté. « Tous les
gens qui ont voté en 2010 pourront voter puisqu'il y a eu le transfert du
fichier électoral. Non seulement l'élection est transparente mais c'est
l'élection la plus sécurisée qu'on ait faite en Afrique », a-t-il affirmé.
Les guinéens de
l'étranger pourront voter à ces législatives
Selon son porte-parole, le secrétaire
général de l'ONU Ban Ki-moon est encouragé par les progrès réalisés jusqu'à
présent par les acteurs du dialogue politique inter-guinéen, et une source
proche de l'OIF a parlé d'« acquis importants ». Notamment, les Guinéens de
l'étranger pourront voter à ces législatives, ce qui était une revendication de
l'opposition, a dit cette source à l'AFP.
« Cette disposition n'est pas prévue
dans la Constitution guinéenne », a cependant tenu à préciser mercredi 12 juin
Alpha Condé. « Jamais les Guinéens de l'extérieur n'ont voté aux législatives.
Ils ont toujours voté aux présidentielles. » Les tout derniers points (de
discussion) sont en train d'être finalisés, a indiqué la source proche de
l'OIF, selon laquelle la Ceni procède notamment à des ajustements techniques
pour des inscriptions complémentaires sur les listes électorales.
(Avec JA)
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