mardi 4 juin 2013

La Cpi veut des preuves supplementaires

Laurent Gbagbo avant son arrestation


Les juges de la Cour pénale internationale ( Cpi ) ont besoin d'informations ou d’éléments de preuve supplémentaires de la  part du procureur avant de décider de mener un éventuel procès contre l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, a indiqué hier la Cour.


Les juges ont ajourné la décision de confirmer ou non les charges de crimes contre l’humanité qui pèsent sur M. Laurent Gbagbo et demandent au procureur d'envisager de fournir des preuves supplémentaires ou de mener des enquêtes supplémentaires notamment la structure des forces pro-Gbagbo,comment les différents groupes interagissaient avec la structure générale.

 Selon une source, la chambre a estimé que l'ensemble des preuves du procureur,bien qu'apparemment insuffisant ne semble pas manquer de pertinence. Et  que les juges  ne peuvent pas donc directement décider d'abandonner les poursuites contre M. Gbagbo.

Le procureur voulait faire appel a 45 incidents pour prouver les attaques '' dirigés contre les civils '' mais les juges ont  assuré que la majorité de ces incidents avaient été prouvés uniquement par des oui-dire anonymes tirés de rapports d' Ong, de l'Onu , et d'articles de presse. Et que ces éléments de preuve n'ont pas une valeur probante forte, qu'ils preferaient examiner des éléments de preuves medico-légales.

Un nouveau calendrier a donc été établi: le procureur devra remettre un document de charges complété avant le 15 novembre 2013, tandis que la défense aura, elle, jusqu'au  16 décembre 2013 pour réagir et présenter si elle le souhaite des éléments de preuves a décharges supplémentaires.

"Les juges de la Cour pénale internationale ont fait un certain nombre de recommandations qui s'adressent au procureur. La Côte d'Ivoire attend simplement la décision de la CPI", a précisé à la presse le président Ouattara lors d'une conférence de presse avec son homologue congolais Denis Sassou Nguesso.
"Il appartient au procureur de fournir les documents complémentaires qui lui ont été demandés", a ajouté M. Ouattara.

"Pour le reste, la CPI fait son travail, je fais le mien pour mes compatriotes", a-t-il insisté.


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