mardi 29 avril 2014

« Le port du voile s’impose à la femme musulmane » Mariama Sané



Interview avec Mariama Sané, étudiante à l’Université Cheikh Anta Diop
Mariama Sané



Elle s’appelle Mariama Sané. Sénégalaise née à Abidjan en 1988 et originaire de la Casamance. Elle est étudiante en troisième année de licence au département de géographie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Jeune, grande et belle, elle a plutôt de l’allure et est sociable. Cela fait deux ans maintenant que Mariama porte le voile. Dans son quartier, elle est membre de l’Association des Jeunes Filles Musulmanes de Fass. Elle s’est assigné comme mission d’inciter ses sœurs musulmanes à adopter le voile et à pratiquer convenablement les préceptes de l’islam.

En quoi le port du voile est une nécessité ?
Mariam Sané : le port du voile(le hijab) est une loi divine venant de Dieu. Ce n’est pas une nécessité mais plutôt est une obligation. Ça permet aux femmes voilées de se distinguer des autres, donc de se faire reconnaitre facilement. Quand on regarde l’évolution de la société, les victimes des agressions et des viols sont le plus souvent les filles qui ne s’habillent pas décemment.  Dans le coran le port du hijab s’impose à la femme, en ce sens qu’il lui fait du bien. C’est un avantage. Mais     les gens ne le voient pas toujours d’un bon œil. On dit par exemple que si les jeunes filles portent le voile elles n’auront pas un mari. Or ils oublient que tout homme cherche une femme pieuse, qui suit les préceptes de la religion.
Qu’est ce qui vous fait dire que c’est  une obligation ?
Je crois fermement au Livre Saint le ‘’Coran’’ dans lequel Dieu a révélé au Prophète Muhammad dans la sourate 33 Al-‘Ahzab (les Coalisés) verset 59 : «  O Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront vite reconnues et éviteront d’être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux». Ceci veut dire que le port du Hijab est obligatoire.

‘‘Porter le hijab c’est gagner en pudeur’’


Selon des sources anciennes le Coran a été modifié par les Arabes. Qu’est ce que vous en pensez?
Ceux qui disent que le Coran a été modifié n’ont aucune preuve de ce qu’ils avancent. Et même si cela s’avère exact, sommes-nous manipulées ? Nous ne perdons en rien à porter le voile. Quelque soit alpha, intrinsèquement on gagne en pudeur. En plus ce n’est pas une lourde charge.
Certaines filles soutiennent que le voile n’est obligatoire que pour la femme mariée. Est-ce un argument valable?
(Rire).Dans le même verset il est mentionné le mot « filles » ce qui veut dire que le hijab c’est dès l’âge de la puberté. La pudeur n’a pas d’âge. Je pense même que c’est plus facile de le  pratiquer  à bas âge parce qu’en grandissant sans le voile et qu’un beau jour on décide de le mettre, on est assaillie par des questions de toutes sortes venant des autres. Et pourquoi attendre le mariage si cela peut permettre d’avoir un bon mari ? On a plus d’espoir qu’un prétendant est animé de bonnes intentions.
Ce fameux verset du Coran fait-il allusion au  niqab (voile intégral, c’est à dire qui couvre tout le visage)?
Ce verset est clair et sans ambigüité. Il est demandé de recouvrir la tête, de laisser apparaitre le visage et le voile doit descendre jusqu’à la poitrine. Quand on dépasse cela, on  exagère, c’est aller au delà de la recommandation divine. Toute personne qui ajoute ou diminue quelque chose de la religion, est dans l’égarement.
Qu’est ce qui vous a poussée à mettre le voile ?
A un moment de ma vie, je faisais des cauchemars au cours desquels je voyais des cadavres de personnes (vivantes en réalité). Et peu de temps après ces mêmes personnes décèdent réellement, exactement comme je l’ai vu en rêve. Inquiète et soucieuse, je suis allée voir un imam. Ce dernier m’a recommandé de faire des ablutions correctement, de me couvrir la tête et de faire les prières quotidiennement. Selon lui ce sont des djinns qui me faisaient voir ces cadavres et la meilleure des choses c’est de me protéger d’eux. Depuis, je l’ai fait, il y a de cela deux ans, je ne fais plus ces cauchemars. En un mot, je me sens plus en paix dans le voile. (Sourire).
 Quelle opinion avez-vous des filles qui ne portent pas le hijab?
Lorsque le verset en question est descendu, les femmes, à l’époque, y ont cru et l’on appliqué normalement. Je ne porte pas de jugement sur mes sœurs qui ne partagent pas mon point de vue sur la question. Parce que l’Islam m’interdit de le faire. La religion, c’est une affaire de libre arbitre, il n’y a pas de contrainte. Ce qui est sûr c’est qu’elles sont entrain de délaisser une règle islamique. Nous allons prier Dieu pour qu’Il  nous guide.

jeudi 24 avril 2014

Université de Dakar: Après l’intervention des forces de police, vient celle de la « Caterpillar »


déblayage des marchands illégaux
Le mardi 31 décembre, un agent, envoyé par la mairie, distribue aux marchands occupants illégalement les rues et allées de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar  des papiers informant d’un avis de délai de déguerpissement. Ce samedi 4 janvier, assistés par la police et sous les yeux impuissants des marchands illégaux, des agents de la mairie de Dakar venus avec une ‘’ Caterpillar’’, ont procédé à la destruction de leurs cantines.


Ce samedi aux alentours de 9h, les étudiants de l’UCAD ont assisté à une scène de « sauve qui peut » où des marchands, installés sans permission et à des lieux interdits par les autorités universitaires, fuyaient en débandage avec ou sans leurs marchandises à la vue des agents de police et d’un ‘’Caterpillar’’.

Selon les agents de police ‘’ ces marchands ont été avertis à maintes reprises de déblayer les lieux bien avant l’avis de délai. Ces lieux sont interdits pour la vente des marchandises. Ils le savent bien mais ils viennent quand même. Nous sommes là pour exécuter les ordres reçues les déguerpir du campus.’’

Les marchands affirment avoir effectivement reçus des papiers d’avis de déguerpissement mais le contenu n’informait pas de cette opération ni de la date.

‘’ Certains ont eu la chance de ramasser leurs marchandises vite fait, d’autres non car on ne savait pas qu’ils viendraient aujourd’hui. Nous sommes sans-travail, c’est notre gagne pain. Comment allons-nous faire ? ’’ Explique une marchande de beignets sous un ton triste et inquiet.

Quand Hassan vendeur de café il prévoit de se trouver une place dans le marché de Gueule Tapé contrairement à certains marchands qui envisagent de s’installer ‘’quelques part ‘’ en attendant de revenir à une date ultérieure quand ils se oublient par la mairie.

Un agent de police présent sur les lieux informe que des mesures ont été prises afin que ces marchands ne reviennent plus sur les lieux.

MAYORO DIAGNE DE L’ADIE « Chaque agent devra disposer de carte professionnelle biométrique »

L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) compte mettre en place une carte professionnelle biométrique au niveau des administrations pour une meilleure gestion évoluée dans les services.

Les autorités de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) souhaitent donner un nouveau souffle au fonctionnement des structures administratives de notre pays à travers le projet de Gestion intégrée des ressources, administrations et fonctionnaires de l’Etat (GIRAFE). Cette nouvelle technique est un soubassement de l’audite physique biométrique, expliquent les responsables de l’Adie. Selon eux, il ne s’agit pas, cette fois-ci, d’identifier seulement le personnel de l’Etat, mais d’aller plus loin en prenant en compte d’autres éléments de vérification.

Dans le souci d’une gestion plus évoluée, « chaque agent devra disposer de carte professionnelle biométrique dans laquelle il y aura une puce où figureront toutes les informations relatives à la carrière de cet agent », indique Mayoro Diagne, Directeur des études et de l’ingénierie de l’Adie. Ajoutant que c’est une puce à long terme où l’on mettra, également les niveaux d’habilitation et d’accès aux différents locaux. A en croire le technicien de l’Adie, tout agent qui souhaiterait accéder à un local d’une administration devra « impérativement » disposer cette carte.

Evoquant l’application de cette innovation technique dans le système sanitaire, M. Diagne indique que l’ADIE veut aller vers cette carte qui sera mise à la disposition, des médecins et des structures de santé, des équipements permettant, à l’entrée, d’identifier les patients et leurs antécédents médicaux. Il estime, en outre, que la gestion des imputations budgétaires constitue un vrai problème car « on ne sait pas pour qui l’Etat subventionne les soins de santé ».

L’Adie, à travers de ce projet, veut contribuer à l’amélioration de la gestion des finances publiques par la maitrise des données qui impactent régulièrement sur le poste de dépense de personnel. En d’autres thèmes, il s’agira de renforcer la gestion du personnel de l’Etat ; mettre en place un système d’informations qui permet d’avoir une maitrise sur les effectifs de l’Etat. Cela renvoie à une communication entre différents systèmes concernés dont ceux des finances publiques, de gestion des pensions, de gestion des cartes d’identités.

A signaler que le personnel de l’Etat est reparti en 4 chantiers : Le statut général, le chantier militaire, celui du paramilitaire et la justice. Selon l’ADIE, un système informatique mis en place dans chaque chantier permet de gérer le personnel, dont chacun pourra verra son parcours, sa carrière, ses compétences, ses diplômes retracés dans ce système. Celui-ci est relié à un autre système actuel dit la solde qui gère tout ce qui est paiement salarial. Le lien entre ces deux systèmes a fait naitre ce qu’on appelle l’audite physique biométrique des agents de l’Etat.

Le Gouvernement prévoit un plan d'action pour désenclaver Kédougou


Kédougou
Le programme d’investissements dans la région Kédougou  au centre du Conseil des ministres délocalisé dans cette même région. Du secteur agricole au secteur sanitaire en passant par les infrastructures, le  Gouvernement dévoile son plan d’action pour la mise en œuvre de ce programme.

Les résultats du conseil interministériel posent un diagnostic peu reluisant pour la région de Kédougou. Ce bilan révèle une faiblesse des indicateurs en matière de développement humain, et un réseau très peu développé en infrastructures socioéconomiques. Ce qui est en déphasage avec les potentialités dont dispose cette zone. Pour changer la donne le gouvernement prévoit, à travers le programme d’investissements, des reformes dans le secteur agricole. Il s’agit en effet de l’aménagement de cinq cent cinq hectares pour la culture du riz, de cent hectares pour le maraichage.  Il est également prévu la réalisation de cinquante-quatre forages et douze magasins de stockage.

Pour les services de transports, d’urbanisme  et d’infrastructures,  le gouvernement  entreprend  de construire le pont de Kédougou sur la route de Fongolembi, de réhabiliter l’axe Diakolo-Niokolo-Mako et de réaliser la route Kédougou-Salémata.

Dans le domaine de l’énergie et des mines, il sera question d’améliorer la fourniture d’électricité en continu dans les localités de Saraya, Salémata et Bandafassi.

Au plan sanitaire, l’hôpital de Nénéfecha sera ré-ouvert et intégré au système national de santé. Mieux, tous les postes de santé des districts sanitaires de Kédougou seront réhabilités, équipés et renforcés en ressources humaines.

Le gouvernement prévoit également de renforcer la sécurité dans les sites d’orpaillage par l’organisation de patrouilles mixtes. Ce plan d’investissement s’il se trouve donnera à coup sûr un nouveau visage à Kedougou. Le bien-être des populations et le développement de cette région sont donc à espérer dans les jours à venir.