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| Des femmes dans les champs |
L’accès des femmes à la terre demeure un
problème crucial dans le monde rural. Et pourtant, elles restent l’un des
maillons essentiels de la production agricole.
Dans le monde
rural, accéder à la terre est une véritable gageure pour les femmes. C’est
notamment le cas à Gaya, une communauté rurale située dans le département
Dagana et qui regorge une forte potentialité agricole. Alors que, dans cette
zone, ces femmes sont la pièce maîtresse des activités agricoles. En effet, grâce
à une volonté sans commune mesure et un dynamisme à revendre, elles parviennent
à assurer la sécurité alimentaire du ménage ou de la famille. Du maraîchage à
la riziculture, ces femmes de la communauté rurale de Gaya, démontrent tout un
savoir-faire pour mettre en valeur la terre. Pourtant, c’est difficilement
qu’elles parviennent à disposer d’un lopin de terre pour exercer leurs
activités. ‘’Elles s’en sortent difficilement car croulant sous le poids de la
dette contractée pour louer les terres », souligne Mariama Sow,
conseillère municipale et femme leader. Selon
elle, le mètre carré de terre est loué entre 750 Fcfa et 1500 Fcfa.
Les causes de cet accès ‘’difficile’’ des
femmes rurales à la terre sont nombreuses. Elles sont liées à la fois à des
considérations d’ordre traditionnel, culturel et voire même cultuel. La plus
part du temps, les femmes ayant des terres sont dans les communautés rurales de Bokhol et Ndiarème mais ne sont pas instruites. Ce qui
fait qu’elles manquent de techniques appropriées pour les exploiter. De même leur absence dans les différentes
instances de décision constitue un autre facteur bloquant. A Gaya, en général,
les terres ne sont pas attribuées aux femmes pour « des raisons
taboues » affirme Mariama Sow.
Pour changer
cette donne et faciliter l’accès des
femmes à la terre, des ONG et particulièrement le Réseau Africain pour le
Développement Intégré(RADI) ont sensibilisé
les femmes de Fanaye sur la gestion et l’acquisition des terres. Elles ont fait savoir aux femmes leurs droits. Ce
qui a donné des résultats positifs.
‘’Grâce
au RADI et à ses partenaires, des parcelles ont été octroyés à certaines femmes
ainsi que des fonds d’aide et des aménagements pour qu’elles réussissent ’’
explique Awa Ladianne, animatrice du
RADI.
A Gaya, les
femmes ont bénéficié des financements de la Caisse Nationale du Crédit Agricole du Sénégal (CNCA) et des
mutuelles. Mais elles manquent d’unités de transformation. Elles produisent 25
tonnes voir 30 tonnes à l’hectare. Après
la commercialisation, elles gagnent beaucoup d’argent. Aujourd’hui, leur plus
grand souhait est qu’elles puissent avoir facilement accès aux terres comme les
hommes.

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