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| la compagnie sucrière sénégalaise-Dagana |
La Compagnie sucrière sénégalaise (CSS)
produit 90 mille tonnes de sucre par an. Ce qui est loin des 150 mille tonnes
nécessaires pour couvrir les besoins du marché sénégalais. Pour combler le gap de 60 tonnes, elle a mis
en place le projet KT 150 qui demande 4000 ha de terre supplémentaires. Mais
certaines populations s’y opposent.
Selon Oumar Dia, sous préfet de Mbane, la
compagnie sucrière avait, en 2011, introduit une demande auprès de la
délégation spéciale pour l’obtention de 4 mille hectares. A cette époque, il y
a eu quelques problèmes car une frange de la population s’est opposée à ce
projet. Composés essentiellement d’éleveurs, les opposants à ce projet ont
dénoncé les conséquences néfastes que cela aurait sur le pâturage car il n’y
aurait plus assez de terres pour pratiquer l’élevage extensif.
Cette année, voulant atteindre ses objectifs
et être en phase avec son plan d’investissement, la Css a demandé à la
délégation spéciale, composée de trois membres, 300 ha pour faire cette
extension.
‘’Les populations sur le site ont donné leur
accord, car ils ont trouvé le projet satisfaisant ‘’, informe Oumar
Dia. Selon ses propos, la Css a proposé la construction d’une école, d’une case
de santé, d’aménager une vingtaine d’hectares au profit des femmes, de clôturer
les cimetières et d’accorder la priorité d’embauche à tous les ressortissants
de la zone.
Pour Oumar Dia ‘’c’est
un projet porteur dans la mesure où il va naturellement créer des emplois, ce
qui correspond à la politique de l’Etat. C’est un investissement de 80 milliards (…) Il est préférable que
l’investisseur prenne langue directement avec la population. Mais aujourd’hui
nous ne pouvons pas avoir l’unanimité car il y a des gens qui s’y opposent ‘’.
Par contre, les
populations disent préférer la mort que de céder leurs terres. Elles émettent
des doutes sur la volonté de la CSS de tenir ses promesses. Les éleveurs, eux,
refusent de s’éloigner des zones propices à la nourriture de leur bétail. Certains craignent leur
déguerpissement sans être dédommagés.
Selon les propos
d’Oumar Dia, l’Etat n’a jamais privilégié le forcing et que la concertation continue
pour que ces parties puissent s’accorder sur la réalisation du projet KT 150.

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