jeudi 12 décembre 2013

Les populations font obstacle le projet KT 150 de la CSS

la compagnie sucrière sénégalaise-Dagana


La Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) produit 90 mille tonnes de sucre par an. Ce qui est loin des 150 mille tonnes nécessaires pour couvrir les besoins du marché sénégalais.  Pour combler le gap de 60 tonnes, elle a mis en place le projet KT 150 qui demande 4000 ha de terre supplémentaires. Mais certaines populations s’y opposent.   

  
 Selon Oumar Dia, sous préfet de Mbane, la compagnie sucrière avait, en 2011, introduit une demande auprès de la délégation spéciale pour l’obtention de 4 mille hectares. A cette époque, il y a eu quelques problèmes car une frange de la population s’est opposée à ce projet. Composés essentiellement d’éleveurs, les opposants à ce projet ont dénoncé les conséquences néfastes que cela aurait sur le pâturage car il n’y aurait plus assez de terres pour pratiquer l’élevage extensif.
 Cette année, voulant atteindre ses objectifs et être en phase avec son plan d’investissement, la Css a demandé à la délégation spéciale, composée de trois membres, 300 ha pour faire cette extension.
‘’Les populations sur le site ont donné leur accord, car ils ont trouvé le projet satisfaisant ‘’, informe Oumar Dia. Selon ses propos, la Css a proposé la construction d’une école, d’une case de santé, d’aménager une vingtaine d’hectares au profit des femmes, de clôturer les cimetières et d’accorder la priorité d’embauche à tous les ressortissants de la zone.
Pour Oumar Dia  ’c’est un projet porteur dans la mesure où il va naturellement créer des emplois, ce qui correspond à la politique de l’Etat. C’est un investissement  de 80 milliards (…) Il est préférable que l’investisseur prenne langue directement avec la population. Mais aujourd’hui nous ne pouvons pas avoir l’unanimité car il y a des gens qui s’y opposent ‘’.
Par contre, les populations disent préférer la mort que de céder leurs terres. Elles émettent des doutes sur la volonté de la CSS de tenir ses promesses. Les éleveurs, eux, refusent de s’éloigner des zones propices à la nourriture de leur  bétail. Certains craignent leur déguerpissement sans être dédommagés.
Selon les propos d’Oumar Dia, l’Etat n’a jamais privilégié le forcing et que la concertation continue pour que ces parties puissent s’accorder sur la réalisation du projet KT 150.

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