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| Des manifestants dans les rues de Conakry |
Depuis
des semaines, des manifestations émaillées de violences se multiplient dans les
quartiers de Conakry, la capitale. Pour cause : le calendrier électoral
proposé par la Ceni, la commission électorale nationale indépendante.
L’opposition appelle ses partisans à manifester dans tout le pays.
Des manifestants laissant éclater leur colère contre le gouvernement par des jets de pierres face à la police. Des boutiques fermées, des routes bloquées et des scènes de violences dans les rues de la banlieue de Conakry. Le dernier bilan en date fait état d’un mort et d'une quizaine de bléssés. A l’issue de ces manifestations, une trentaine de militants ont été interpellées. Les partisans de Cellou Dalein Diallo répondaient à une mobilisation de grande ampleur lancée par l’opposition guinéenne.
Une opposition déterminée
L’opposition souhaite
la modification à tout prix
du calendrier électoral. Cette dernière exige la tenue des élections communales avant la présidentielle . Elle craint une tentative de fraudes massives lors
de la présidentielle dans les circonscriptions gérées par les exécutifs communaux provisoires, désignés
par le pouvoir faute de scrutin à cet échelon depuis 2005. Selon le chef de
file de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, Alpha Condé refuse d'organiser un
scrutin local avant la présidentielle par crainte d'une défaite qui jetterait
le doute sur sa réélection.
Le niet d’Alpha Conde
Le gouvernement
d’Alpha Condé rejette cette proposition
de l’opposition. « La Commission électorale nationale indépendante (Ceni)
a présenté un chronogramme que tout le monde a vu. Avec toute la meilleure
volonté du monde, la Commission a démontré qu’on ne pouvait techniquement
organiser les élections communales avant 2015 » a expliqué le chef d’Etat
guinéen lors de sa visite d’Etat à Paris.
« Même si
on voulait organiser les élections municipales, ce ne serait pas possible avant
2016. Or l'élection présidentielle reste tout de même le scrutin principal avec
une date impérative fixée par la Constitution », a-t-il déclaré en substance.
Le dialogue est
quasiment rompu entre le gouvernement guinéen et l’opposition. Toutefois, Le
Chef de l’Etat affirme être ouvert au dialogue mais à condition qu’il règne un
calme.
D.S

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