samedi 25 avril 2015

Guinée -Elections : Poussée de violence à Conakry.

Des manifestants dans les rues de Conakry
Depuis des semaines, des manifestations émaillées de violences se multiplient dans les quartiers de Conakry, la capitale. Pour cause : le calendrier électoral proposé par la Ceni, la commission électorale nationale indépendante. L’opposition appelle ses partisans à manifester dans tout le pays.



Des manifestants laissant éclater leur colère contre le gouvernement par  des jets de pierres face à la police. Des boutiques fermées, des routes bloquées et des scènes de violences dans les rues de la banlieue de Conakry.  Le dernier bilan en date fait état d’un mort et d'une quizaine de bléssés. A l’issue de ces manifestations, une trentaine de militants ont été interpellées.  Les partisans de Cellou Dalein Diallo répondaient à une mobilisation de grande ampleur lancée par l’opposition guinéenne.

Une opposition déterminée

L’opposition souhaite la modification à tout prix du calendrier électoral. Cette dernière exige la tenue des élections communales avant la présidentielle . Elle craint une tentative de fraudes massives lors de la présidentielle dans les circonscriptions gérées par  les exécutifs communaux provisoires, désignés par le pouvoir faute de scrutin à cet échelon depuis 2005. Selon le chef de file de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, Alpha Condé refuse d'organiser un scrutin local avant la présidentielle par crainte d'une défaite qui jetterait le doute sur sa réélection.

Le niet d’Alpha Conde

Le gouvernement d’Alpha Condé rejette  cette proposition de l’opposition. « La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a présenté un chronogramme que tout le monde a vu. Avec toute la meilleure volonté du monde, la Commission a démontré qu’on ne pouvait techniquement organiser les élections communales avant 2015 » a expliqué le chef d’Etat guinéen lors de sa visite d’Etat à Paris.
« Même si on voulait organiser les élections municipales, ce ne serait pas possible avant 2016. Or l'élection présidentielle reste tout de même le scrutin principal avec une date impérative fixée par la Constitution », a-t-il  déclaré en substance.
Le dialogue est quasiment rompu entre le gouvernement guinéen et l’opposition. Toutefois, Le Chef de l’Etat affirme être ouvert au dialogue mais à condition qu’il règne un calme.

 D.S


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